You know nothing, Jon Snow

Les connaisseurs auront reconnu instantanément le sujet de mon article du jour … Le titre de cet article est en effet une phrase culte de Game of Thrones, la série mythique de ces dernières années … J’aurais pu choisir « winter is coming », forcément, mais double problème de timing : dans la vraie vie, en ce moment, on va plutôt vers l’été, et dans la prochaine saison de la série, l’hiver est bel et bien là :

(faut être bien attentif pour voir que le froid est là, même à King’s Landing) 🙂

Mais c’est surtout de l’oeuvre originelle de George R. R. Martin (« A song of ice and fire » en VO) dont je vais vous parler aujourd’hui, car nous nous sommes enfin lancés, avec mon Mari, dans la lecture des 16 tomes déjà parus dans l’édition française …

En fait, cet article est un peu un mot d’excuse, comme pour l’Assassin Royal fin 2015 : je suis absolument prise au piège de ma lecture, et utilise chacun de mes (trop) rares moments de libre pour avancer dans les tomes, et donc je ne suis pas trop présente ni sur vos blogs, ni sur le mien (enfin, j’ai rien de palpitant à raconter non plus, hein) …

Donc, bref : cette oeuvre est tout simplement géniale … Que l’on aime ou pas la fantasy comme genre littéraire, force est de reconnaître le travail épique de GRR Martin, tout aussi épique, si ce n’est plus, que les aventures de ses héros …

Il a créé un monde vaste et regroupant des peuples très différents les uns des autres, en fournissant donc surement un travail de documentation phénoménal, et tout cela tient debout, il y a un peu de fantastique, principalement avec la présence des dragons, mais pas de trucs vraiment pas réalistes du tout genre la quasi-immortalité de certains personnages, présentes dans beaucoup de cycles de fantasy (coucou Belgarath et mon Fitz !), et à l’opposé du ton et de l’atmosphère souvent enfantin dans la fantasy (coucou les hobbits, coucou Garion !) … et c’est pas peu dire, vue la violence générale qui émane de Game of Thrones, et qui concerne tous les personnages ou presque, ce qui est beaucoup plus réaliste compte-tenu de l’époque médiévale où est censé se passer ce type d’histoires …

Et quels personnages, justement ! Tyrion, Daenerys, Jaime, Varys, Oberyn Martell et Ellaria Sand, Arya, Bran, et Jon Snow, bien sûr … 🙂 Si bien décrits par l’auteur, tous avec une part d’ombre, plus ou moins présente, et des dialogues qui font souvent mouche (ah, les dialogues entre Tyrion et Varys) …

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Allez petit bémol, le style narratif est un peu lourd, et le mécanisme choisi, consistant à avoir le point de vue d’un personnage pour chaque chapitre, peut être un peu frustrant, car on peut rester sans nouvelles d’un personnage pendant très longtemps, mais quand on les lit à la chaîne comme je suis bien partie pour le faire, je trouve que ça passe.

Dans les bouquins, on se rend bien compte que la chute des Targaryen, qui a lieu 15 ans avant le premier livre, est due à une véritable guerre de Troie, avec Lyanna Stark dans le rôle d’Hélène et Rhaegar Targaryen dans le rôle de Pâris. Ceci n’est clairement pas pour me déplaire, vu mon engouement pour cette période de la mythologie et pour le film Troie.

Comme à mon habitude, j’ai cherché plus d’infos sur la genèse de l’oeuvre sur le net, et j’ai eu le coup de grâce en lisant que GRR Martin s’était inspiré du mur d’Hadrien (situé à la frontière Angleterre-Ecosse) pour le mur protégeant la frontière nord de Westeros, gardé par the Night’s Watch. Comme vous l’avez, je pense, bien compris à présent, le prénom de cet empereur romain a un écho particulier chez nous … 😉

Bref voilà, chapeau bas Mr Martin … Je rêve secrètement depuis toujours d’écrire un roman (j’ai même plusieurs histoires dans ma tête depuis environ 20 ans), mais cela me paraît tellement de travail, tellement inaccessible …

Aimez-vous aussi Game of Thrones ? Et que lisez-vous en ce moment ?

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Nevermind

Un 5 avril comme un autre … J’émerge du sommeil, j’embrasse mes loustics déjà levés par leur Super-Papa, une petite caresse à Naruto, et, comme chaque année, une petite pensée pour lui …

Un 5 avril comme un autre, il y a déjà 23 ans, Kurt Cobain quittait ce monde où il n’a, semble-t-il, jamais trouvé sa place … Et pourtant, il a trouvé de la place dans le cœur et les souvenirs de tellement de gens à travers le monde …

Le 5 avril 1994, je n’avais même pas 12 ans, alors j’ai découvert Nirvana deux ans plus tard seulement environ, alors que tout était déjà fini …

Peu importe si, là encore, je ne fais preuve d’aucune inventivité musicale, car, merde, quelle découverte ! La grosse claque, celle dont la marque ne quitte jamais vraiment ta joue … Des heures d’écoute dans ma chambre, des heures de visionnage de vidéos et de clips sur MCM dans notre salon, des parents toujours aussi compréhensifs, des soupirs énamourés en le regardant en photo avec ma meilleure amie du collège (L., au fait, je t’aime !) … 😉

Peu importe si Kurt Cobain était sans cesse défoncé, si ses cheveux étaient souvent d’une propreté douteuse et son style vestimentaire largement, et bien, grunge, et donc peu importe si, comme le disait à l’époque mon cher Papa (compréhensif mais lucide tout de même), « s’il n’était pas une star, tu ne te retournerais pas sur lui dans la rue » … 🙂

Peu importe s’ils n’auraient plus jamais rien écrit de potable après sa mort, surtout après la bombe Nevermind …

Peu importe d’ailleurs si, comme le disent leurs détracteurs, ils ne savaient faire que du bruit et crier sur leurs chansons (bon c’est vraiment faux car le batteur Dave Grohl s’en est quand même plutôt bien sorti avec les Foo Fighters et chez les Queens of the Stone Age, je dis ça je dis rien) …

Peu importe … car, moi, je le trouvais beau comme un Dieu, j’aimais quand il portait du vernis à ongles et du noir sur les yeux …

Kurt-Cobain

Peu importe car sa voix désespérée me serre toujours le cœur à chaque écoute, et car, surtout, lui aussi, il m’a accompagnée pendant cette sublime adolescence, celle où tout est possible, le bien comme le moins bien …

Peu importe car Nirvana m’accompagne toujours, depuis, dans mes playlists qu’ils ne quitteront jamais, j’en suis certaine …

Peu importe car j’espère qu’un jour, bientôt, malgré ce monde qui devient de plus en plus fou dans tous les domaines (s’il en avait une, Kurt Cobain se retournerait dans sa tombe !), mes loustics découvriront Nirvana et en ressortiront changés à jamais eux aussi …

NEVERMIND


Du coup, je relève mon propre défi à nouveau – Favorite top 5 :

  1. Come as you are – Nevermind, 1991
  2. Smells like teen spirit – Nevermind, 1991
  3. Lithium – Nevermind, 1991
  4. About a girl – Bleach, 1989
  5. Rape me (bah ouais, peu importe, donc …) – In Utero, 1993

Et une sixième en bonus, car c’est une chanson folk traditionnelle américaine, donc non composée par Nirvana : Where did you sleep last night – MTV Unplugged in New York, 1994

Et je partage avec vous « Smells like Nirvana », une parodie hilarante de « Smells like teen spirit » (écrite et réalisée en 1992 par « Weird Al » Yankovic), que nous adorons avec mon Mari (attention, il faut bien regarder tous les détails dans le clip et comparer avec le clip original, et bien écouter les paroles, genre « I don’t know what I’m saying » dans le refrain) : 🙂