On va survivre à ça

Je ne vous ai pas reparlé des reins de notre petit J. …

Petit historique : à l’écho du troisième trimestre, ma gynéco détecte une légère dilatation de son rein droit.

Nous passons une échographie bonus chez une référente de la région dix jours plus tard, qui montre une dilatation toujours présente, mais vraiment légère, tout le reste de l’appareil uro-génital étant parfaitement ok. L’échographiste n’a cessé de répéter « on va survivre à ça ». 😉

Le premier juillet, nous avons eu un rendez-vous prénatal avec le pédochirurgien spécialiste de l’hôpital Lenval à Nice. Il a été en effet très rassurant, nous rappelant qu’en tout état de cause, ce type de légère malformation n’était vraiment pas grave : le bébé peut être plus sujet aux infections urinaires, donc à surveiller à chaque poussée de fièvre. Une opération peut être envisagée dans le cas de dilatations plus importantes.

Deux jours plus tard naissait notre petit J. … A deux jours de vie, une échographie a été réalisée dans l’hôpital où il est né : la dilatation à droite était toujours présente mais vraiment très légère. L’échographiste de l’hôpital a également été très rassurant, et le pédiatre de l’hôpital a confirmé qu’il n’était pas nécessaire de le mettre directement sous antibiotiques.

Le pédochirurgien nous avait demandé de lui envoyer les clichés par mail et de prendre rendez-vous avec lui à environ un mois de vie. Ce rendez-vous a eu lieu le 19 août dernier, ainsi qu’une nouvelle échographie, qui a révélé une dilatation vraiment infime.

Il n’y a donc rien de spécial à faire finalement, nouveau contrôle dans six mois, mais juste par acquis de conscience d’après le professeur !

Nous savions depuis le début que ce petit « défaut » n’était vraiment pas grave, mais nous sommes bien sûr ravis qu’il n’y ait en fait quasiment plus rien a priori.

L’opération ne nous faisait pas vraiment peur, car le grand frère H. a été opéré lorsqu’il avait deux mois et 6 jours d’une hernie inguinale (je vous laisse chercher sur notre ami Google lol). C’est une opération bénigne mais sous anesthésie générale, ce qui est bien sûr stressant chez un tout petit bébé (enfin, chez tout le monde, mais a fortiori chez un bébé). Du coup, nous aurions su gérer « l’épreuve » s’il avait fallu opérer J. dans ses premiers mois, mais nous sommes bien sûr ravis d’y échapper !

Voilà, finalement, J. n’est pas si malfoutu que ça … moins que son grand frère en tout cas, qui lui avait vraiment un truc bizarre qui lui sortait du corps (je plaisante mon H., tu es parfait à présent !) … ❤

Et nous allons donc en effet survivre à ça …   🙂

Les étés se suivent et ne se ressemblent pas

Eté 2000 : je viens d’avoir le bac. Je suis en train de me séparer de mon premier amour, après deux ans d’une relation passionnelle et chaotique. Dans quelques semaines, je vais quitter mon île de beauté et mes parents pour faire mes études. Je ne le sais pas encore, mais dans quelques semaines aussi, je vais LE rencontrer

Eté 2001 : premier été ensemble. Il me fait la surprise adorable de chercher un job d’été (il est moniteur de voile) près de chez mes parents. Nous passons donc un mois à travailler en Corse, puis nous partons pour chez lui, et je découvre avec ravissement la côte basque, puis le petit coin de Bretagne d’où viennent ses parents. Je réalise par contre instantanément que je déteste les fêtes de Bayonne, ma légère agoraphobie n’étant pas trop compatible avec toute cette foule bourrée (ça s’est un peu arrangé depuis). Nous allons vivre ensemble à la rentrée.

Etés 2002-2003-2004 : nous nous partageons entre jobs d’été, stages d’études obligatoires et vacances, entre nos deux mers, la Corse et la côte basque. Il est diplômé en juin 2004 et commence sa carrière pro dès septembre.

Eté 2005 : nous nous pacsons le premier juillet, et je suis diplômée ce même jour. J’ai décroché la bourse de thèse que j’espérais et vais donc commencer ma thèse en septembre. Les vacances d’été à rallonge de notre vie scolaire et étudiante sont par contre finies, ça fait bizarre … Nous partons néanmoins une semaine aux Canaries avant la « rentrée ».

Etés 2006-2007-2008 : Ma thèse et sa vie pro suivent son cours. Nous habitons un petit rez-de-jardin dans la ville où nous sommes à présent revenus. A l’été 2007, une de mes très bonnes copines quittent la région et nous décidons d’ouvrir avec une autre copine un blog mode en septembre 2007 (qui durera jusqu’en janvier 2012 avec un petit succès – en tout cas pour notre amitié, et c’est l’essentiel !). En septembre 2008, le vent du destin a soufflé vers notre jardin et y a déposé un chaton roux et affamé : c’est notre Naruto.

Eté 2009 : je soutiens ma thèse le 26 juin ! Nous nous installons à Londres en septembre car j’y ai trouvé un poste d’assistant chercheur pour un an. Je ne me souviens même plus pourquoi ni comment, mais, cet été-là, nous commençons à parler mariage mine de rien, et Il me demandera en mariage le jour de nos neuf ans fin septembre.

Eté 2010 : nous avons adoré Londres mais nous ne nous y sommes pas épanouis professionnellement. J’ai décidé de changer de voie et ai commencé un nouveau job à Paris mi-juin. Nous nous installons dans un coquet deux-pièces dans le quinzième, arrondissement que nous allons apprendre à aimer très vite. Nous préparons notre mariage qui aura lieu le 25 septembre 2010, le jour de nos dix ans.

Eté 2011 : après avoir perdu quelques kilos au printemps, j’apprends à connaître et à kiffer mon nouveau corps. Pourtant grande gourmande, je sais déjà que je ne pourrais jamais revenir en arrière …

Eté 2012 : je valide en juin une formation pro très importante pour ma carrière, pour laquelle je suis allée une semaine chaque mois de l’année scolaire à Strasbourg, ville que j’aime beaucoup depuis. J’y noue quelques belles amitiés. Je vais avoir 30 ans en septembre. Malheureusement, c’est notre été le plus sombre : j’ai arrêté la pilule en janvier et n’ai pas retrouvé de cycles depuis. Nous savons que quelques chose cloche et avons rendez-vous à la rentrée chez une nouvelle gynéco. Nous souhaitons déjà tellement ce petit bout de nous … Pour tromper le destin (et notre entourage malheureusement lol), nous changeons d’appartement pour un trois-pièces, toujours dans le quinzième mais dans un coin plus vivant et mieux desservi. Mon amour pour cet appartement n’a toujours pas diminué, quatre ans plus tard, et deux ans après l’avoir quitté …

Eté 2013 : un an de PMA infructueuse. Pourtant, nous passons un superbe été, entre Paris, magnifique sous le soleil, et nos deux mers … Malgré des périodes plus que noires après chaque échec, surtout depuis janvier, nous profitons à fond de la pause estivale. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps que cet été-là, et dans mon couple … Savons-nous déjà qu’il n’y aura plus d’échec et que notre H. va s’installer chez moi dans quelques semaines ?

Eté 2014 : l’adage « les étés se suivent et ne se ressemblent pas » ne s’est jamais aussi bien appliqué … H. nous a rejoints le 10 mai et nous passons notre premier été à trois. Bien sûr, tout n’est pas rose : un petit bébé c’est éreintant, les hormones du post-partum s’en mêlent, et je ne supporte déjà plus les seuls trois kilos que j’ai à perdre … Mais, surtout, nous quittons Paris fin juillet pour nous réinstaller dans le sud-est. Bien que cette décision soit tout à fait sensée sur tous les plans, mon petit cœur saigne … Mais les premiers sourires d’H. valent toutes les larmes versées, pendant la PMA puis cet été-là …

Eté 2015 : nous venons d’emménager dans l’appart que nous avons rénové entièrement nous-mêmes (enfin propriétaires !). Comme à notre habitude, nous partageons nos vacances entre nos deux mers. H. fait ses premiers pas et prononcent ses premiers mots, et nous ne cessons de nous extasier. Nous espérons le faire devenir grand frère depuis mars déjà, le retour de cycles réguliers depuis mon retour de couches nous laissant rêver à une grossesse naturelle. Bien évidemment, je commence déjà à m’impatienter et à craindre de devoir repasser par la PMA … d’où l’ouverture de ce blog en septembre …

Eté 2016 : je ne cesse de me pincer très fort pour vérifier que je ne rêve pas, mais voilà, nous passons notre premier été à quatre avec ce petit J. qui nous a rejoints le 3 juillet. Nous fêterons nos seize ans d’histoire en septembre …

Voilà, je suis prête pour les prochains étés, et aussi bien sûr pour ce qu’il y a entre ! 😉

summer-time-20

Vous en voulez un troisième ?

« Oh qu’il est beau. Et vous en voulez un troisième ? »

« Ça vous fait deux garçons. Vous allez faire un troisième enfant pour tenter la fille ? »

L’être humain est-il à ce point incapable de vivre dans le présent ?

Depuis la naissance de J., je n’ose compter le nombre de fois où nous avons entendu ces deux phrases.

Après l’horrible « et vous alors, c’est pour quand les enfants ? », dès que vous êtes dans une relation à peu près sérieuse, et notamment après le mariage, et après l’injonction « il faut se mettre au petit deuxième là » quelques mois seulement après la naissance du premier, vient la question du troisième dès la naissance du deuxième.

Vous noterez néanmoins que la plupart du temps, la question est posée différemment cette fois-ci : il semble quand même communément admis de s’arrêter à deux enfants. Ouf ! 😉

Mais tout de même, cela ne s’arrête donc jamais ?

Pourtant, je ne peux pas jeter la pierre à ces braves gens, car moi-même je ne peux m’empêcher de me demander depuis l’entrée de J. dans notre vie – et même avant : voulons-nous un troisième enfant ?

Ah, la question d’ultra-riches à trois millions de dollars, n’est ce pas ? 😃

Fermeture momentanée des programmes – Carte postale #7

Premières vacances à quatre (enfin à six avec mes parents).

STOP

Dans notre coin d’île de beauté pas sexy mais plutôt désert.

STOP

Merci d’ailleurs le filtre Instagram qui fait croire à une plage de ouf sur la photo ci-dessous alors que pas du tout. 😉

STOP

Connexion Internet plus que limitée.

STOP

Réveils nocturnes et longues siestes, jeux à la plage et lectures d’histoires avec les grands-parents.

STOP

Légumes frais, melon, fromages corses et confiture de figues, glace au chocolat et canistrelli.

STOP

Pense bien à vous … à bientôt …

IMG_20160808_123146.jpg

Qui n’en veut ?

Coucou les essayeuses ! Oh pardon, je me suis crue sur Doctissim* … Néanmoins, je m’adresse aujourd’hui aux filles en essais qui souhaitent contrôler leur ovulation par des tests …

En effet, il me reste neuf tests-bandelettes d’ovulation, qui périment en avril 2017. Je ne sais pas si la date de péremption est vraiment importante pour ce type de produit, mais de toute façon, je ne sais pas si nous tenterons un jour d’avoir un troisième enfant, et en tout état de cause, ce ne sera pas avant avril 2017 lol …

Alors voilà, faut pas gâcher, tout ça, donc je vous les propose …

IMG_20160805_132620

Ce sont des tests-bandelettes tout bêtes, mais il me semble assez fiables … En tout cas, ils m’ont permis de cibler parfaitement mon ovulation sur au moins un cycle, vu que la magie a opéré pour notre petit J. … Evidemment, je vous vois déjà vous trémousser d’indignation derrière vos PCs, pour cela, il faut ovuler (je sais de quoi je parle – cf. mon parcours pour H.), mais bon, voilà, si ça peut être utile  à l’une d’entre vous …

Neuf tests permettent a priori de couvrir deux cycles, si vous êtes à peu près bien calées … Sinon, un seul, et de toute façon, ça marchera du premier coup donc pas besoin de plus de tests ! 😉

Je souhaite bien sûr les donner, en prenant également à ma charge les frais d’expédition

Il me reste également un test-bandelette de grossesse (qui périme en avril 2017 aussi), qui me semble également fiable car ce sont ceux que j’ai utilisés pour J. … Je le glisserai dans le paquet, en espérant fort fort fort qu’il vire vite et bien …

Alors, qui n’en veut ? 🙂 Laissez-moi un commentaire si ça vous intéresse …

Méfait accompli

Connaissez-vous bien l’univers d’Harry Potter ? Si oui, vous devez vous souvenir de la « carte du maraudeur », qu’Harry hérite de son père et ses amis, représentant tout le château de Poudlard, et permettant surtout de voir en temps réel où se trouve chacun. Pour ne jamais être découverte, les informations de cette carte ensorcelée disparaissent lorsque l’on prononce « méfait accompli » …

harry_and_map1

Grande fan du cher sorcier, j’ai repensé à cette expression, « méfait accompli », permettant d’effacer toutes traces, lorsque j’ai réalisé que je m’attelle depuis la naissance de J. à effacer le plus vite possible toutes traces de cette grossesse sur mon corps et dans mon quotidien …

J’ai trié mes fringues de grossesse dès le premier jour du retour à la maison, en reléguant les miennes à la cave et en préparant les sacs pour les copines qui m’en avaient prêtées, j’ai donné ces bouquins sur l’accouchement – qui ne m’ont absolument pas servi donc. Je n’ai pas allaité donc je me suis débarrassée des choses relatives à l’allaitement, et surtout j’ai pu commencer tout de suite un petit régime pour me débarrasser des trois gros kilos que j’avais à perdre (pas taper – c’est pas beaucoup je sais mais pour moi ce sont les trois kilos qui font tout) …

De ma grossesse pour H., il me reste une trace indélébile : ma cicatrice de césarienne, très très discrète mais tout de même … Cette fois-ci, il me restera des cicatrices mais dans un endroit bien peu visible, si vous voyez ce que je veux dire … J’ai eu une ligne de grossesse très très légère (de toute façon elle disparaît derrière mes poils – oui je suis très poilue de partout, ne me remerciez pas pour l’image glamour lol), et j’ai de plus eu la chance de ne pas avoir de vergetures, donc il n’y a vraiment aucune « marque » de cette grossesse sur mon corps, un mois après l’accouchement, à part quelques centaines de grammes restants à faire partir, et surtout quelques muscles à refaire …

Je suppose que cela vient de mon désir de tout contrôler, et surtout mon corps, depuis cinq ans que j’ai perdu ces quelques kilos superflus et que je me maintiens à un poids où je me kiffe bien … Il y a aussi ma légendaire impatience … Mais y a-t-il une raison plus profonde, enfouie ? Un rapport avec la PMA, encore ? Je ne sais pas …

Ne devrais-je pas plutôt essayer de conserver des traces de cette deuxième grossesse le plus longtemps possible ? Surtout si c’était bel et bien la dernière …

Ah un psy ne s’ennuierait pas avec moi, n’est-ce-pas ? 😉

Pourtant, je l’ai voulue, cette grossesse, vous pouvez en témoigner avec mes écrits sur ce blog. En même temps, la plus belle preuve est là, dans nos bras, dans nos vies et dans nos cœurs pour toujours, notre adorable petit J. … ❤

Alors, méfait accompli ou pas ? 😉

Marquée au fer rouge ?

Seulement un an et neuf mois d’attente pour tomber enceinte de notre H., avec seulement un an de PMA , cinq échecs en stimulation simple, et deuxième IAC seulement pour le coup gagnant, et un deuxième bébé conçu naturellement après huit mois d’essai … et pourtant …

J’ai fait un rêve bizarre il y a quelques nuits de cela … Un de ces rêves très nets, dont on se souvient bien une fois réveillé, avec force détails … Et dont le souvenir reste présent à l’esprit même quelques jours plus tard, donc …

J’ai rêvé de notre couple d’amis dont je vous ai déjà parlé, cinq ans d’essai, une entrée tardive en PMA, et une FIV au compteur avec quatre transferts négatifs. Dans mon rêve, nous étions en train de discuter, et lui me disait, sans doute aucun, qu’ils seraient parents l’année prochaine … Ils avaient d’ailleurs rendez-vous le lendemain pour se relancer dans les essais …

Si vous saviez comme j’espère que ce rêve est prémonitoire …

Ces amis sont effectivement venus nous voir la semaine dernière, et évidemment j’étais toute gênée, empêtrée dans mon bonheur d’avoir mes deux petits garçons … Comme toujours, j’ai essayé de faire profil bas, mais, comme toujours dans ces cas-là, ils sont arrivés en pleine « rush hour » : repas du soir pour H. et biberon pour J. …

Je n’ai pas eu l’occasion de leur demander où ils en étaient dans leur parcours, car nous avions d’autres invités et le sujet n’est pas venu dans la discussion… Mais, aux dernières nouvelles, je sais qu’ils étaient au point mort en PMA, et presque dans leur couple aussi … 😦

Alors il y a ces questions qui reviennent sans cesse : pourquoi ? Pourquoi l’infertilité ? Pourquoi cette injustice ? Pourquoi certaines personnes et pas d’autres ? Pourquoi parfois cela marche à la première FIV, et parfois jamais ?

Mais je suppose qu’on peut se demander cela aussi pour le cancer ou pour des maladies orphelines très graves, par exemple …

En fait, il n’y a pas besoin du point d’interrogation à mon titre : oui je suis marquée au fer rouge par l’infertilité et cela ne disparaîtra sûrement jamais. Je ne serais de toute façon pas sur ce blog, depuis bientôt un an, pour en parler, sinon …

Et dans mes pensées (je ne mets pas « prières », car je ne prie rien ni personne, mais qui sait, ce serait peut-être utile ?), vous accompagnez bien sûr toutes et tous ces deux amis … ❤