Un peu plus qu’hier et bien moins que demain …

Evidemment que je l’ai aimé dès la première seconde où je l’ai entendu crier, lorsqu’ils l’ont sorti de mon ventre, et pendant ce furtif instant où je l’ai aperçu, avant qu’il ne rejoigne son Papa et que je puisse sortir du bloc, je me souviens avoir ressenti physiquement, dans tout mon être, un immense soulagement (bon ok c’était peut-être l’effet de l’anesthésie et de l’adrénaline qui chutait après la panique), comme si tout était enfin à sa juste place … Les médecins au bloc puis les infirmières en salle de réveil s’occupaient de moi, mais je ne pensais déjà plus qu’à lui, sans même être impatiente de le retrouver ou triste de cette naissance « bâclée », car je savais qu’il était là et qu’il allait bien, et que nous avions une vie entière pour apprendre à nous connaître …

Bien sûr, je l’aimais déjà tellement depuis ce test de grossesse positif, fait sur une impulsion de mon Mari, ce lundi 23 septembre 2013 à 22h (la veille de la prise de sang prescrite par la clinique PMA), dans notre ancien appartement parisien adoré, amour qui était allé en grandissant après chaque prise de sang et écho rassurantes, et grâce à mon ventre qui s’arrondissait, et surtout avec l’arrivée des premiers coups de pied …

Mais je ne pensais pas que l’on pouvait aimer autant, et pourtant plus H. grandit, plus mon amour pour lui grandit aussi …

Je m’imaginais adorer les bébés, depuis toute jeune (la frustration de la fille unique ?), mais en fait j’avoue ne pas avoir adoré les 2-3 premiers mois de H., je l’aimais à la folie bien sûr, mais je n’étais pas fusionnelle avec lui (l’allaitement n’a pas marché aussi donc bon), à le vouloir tout le temps dans mes bras, non j’aimais bien le mettre dans son transat, et lui parler tout en vaquant dans la maison … Ça ne me dérangeait pas dès le début de le laisser quelques heures avec son Papa ou avec nos parents, pour aller à un rendez-vous médical ou faire des courses tranquillement.

Par contre, cela n’a plus rien à voir à présent, plus les interactions augmentent plus j’apprécie mon rôle de maman (et il me manque atrocement chaque fois que nous sommes séparés). Les premiers sourires, les premiers babillages, puis les premiers mots et enfin les premiers pas, quel bonheur ! Il comprend tout ce qu’on lui dit maintenant, et effectue à sa façon tous nos gestes du quotidien en nous imitant, c’est trop touchant. J’ai l’impression d’avoir un complice en fait, quelqu’un avec qui partager mille petites choses, et je sais bien que ça ne va que s’accroître avec le temps. Clairement, on ne fait pas un bébé seulement pour être enceinte ni pour qu’il reste bébé, mais pour tout ce qui vient plus tard (ce qui fait que je garde toujours dans un coin de ma tête l’idée de l’adoption – mais j’en reparlerai).

Ce sentiment participe aussi au questionnement « deuxième bébé », car forcément il faudra repasser par les premiers mois, si particuliers, si fatigants – ne nous leurrons pas, et peu gratifiants donc à mon goût … En ayant en plus à gérer l’aîné et sa jalousie assurée

Mais lorsque je les imagine jouer ensemble un jour, ou même lorsque j’imagine le bébé suivre partout du regard son grand frère, mon cœur fond et je sais au fond de moi qu’il y aura assez d’amour pour tout le monde, et qu’on les aimera chaque jour un peu plus qu’hier et bien moins que demain …

Voir des (mauvais) signes partout …

Vendredi, ma journée avec H. (je suis au 4/5ème) a très bien commencé : j’ai eu la bonne idée de le laisser seul trois minutes dans ma salle de bains, juste assez longtemps pour qu’il trouve mon flacon en verre d’huile tonic Clarins et le fasse tomber par terre, le cassant irrémédiablement.

Ce flacon était un reste de ma grossesse, l’huile étant tellement chère que je l’ai appliquée mélangée à ma crème hydratante classique pour éviter les vergetures (rien à déclarer d’ailleurs), il en restait donc un bon tiers je dirais.

Cette huile je l’ai achetée dès la quatrième prise de sang, avant même la première écho. J’en rêvais depuis si longtemps, depuis l’adolescence je pense, car ma mère m’avait raconté qu’elle l’a utilisée pendant sa grossesse, et j’avais gardé ça dans un coin de ma tête. Je ne fume pas, je ne bois quasiment pas d’alcool, alors c’est le premier geste tangible annonçant ma grossesse à moi-même que j’ai effectué (un beau geste à près de 50€ tout de même lol).

tumblr_mzejiveFy41reb2pfo1_500

Et là patatras, ce qu’il restait du flacon et que je conservais religieusement mais bêtement en vue d’une deuxième grossesse (en plus, je crois qu’il n’est pas bon de garder trop longtemps les cosmétiques ouverts) était répandu par terre en formant, vous vous imaginez bien, une flaque bien épaisse et collante. Passé le moment de panique où j’ai vérifié que H. ne s’était pas fait mal avec les bouts de verre, et après lui avoir expliqué brièvement tant bien que mal qu’il avait fait une bêtise (et donc après l’avoir consolé – de toute façon c’est évidemment ma faute, ce flacon n’aurait pas du être à sa portée et je n’aurais pas du le laisser seul – bref), une pensée absolument ridicule m’a frappée :

« et si c’était un mauvais signe montrant que je n’allais plus jamais être enceinte ? » …

Y a du niveau-là, n’est-ce-pas ? 😉

C’est vrai que j’ai tendance à voir des signes partout, bons ou mauvais, ce qui rejoint un peu la fixation que j’avais faite sur un hypothétique succès en septembre.

D’ailleurs, en parlant de signes, aucun signe de mon ovulation sur les tests que je fais depuis samedi … Je suis donc un peu déçue de l’avis de ma gynéco, et commence à me demander s’il n’y a pas un problème de fin de maturation des follicules, car j’en avais quand même un de 14 mm jeudi, alors n’aurait-il pas du atteindre la bonne taille pour déclencher l’ovulation depuis ? Et du coup, impossible de prévoir le Huhner et nos câlins en fonction …

Bon, rassurez-moi, vous voyez des signes (bons ou mauvais) partout vous aussi ?

Pas un jour sans chocolat …

IMG_20150925_104830651Un petit billet léger aujourd’hui, bien adapté pour un lundi je trouve, pour vous conter mon amour pour le chocolat …

Je devrais même préciser « pas un jour sans chocolat noir » … Avant j’étais plutôt « faux » chocolat, chocolat au lait ou chocolat de type Kinder (marque qui a d’ailleurs assurément contribué aux 10 kgs pris en 10 ans) ou oursons en guimauve et barres chocolatées … Mais mon amour du chocolat noir a grandi avec les années, d’abord avec l’arrivée à Paris je pense, et les très bons chocolatiers que l’on trouve à tous les coins de rue maintenant. Le siège de ma boîte (je travaille toujours dans ma boîte parisienne mais à distance depuis un an) est d’ailleurs cernée de lieux de perdition de ce genre : la Bonbonnière juste à côté, Patrick Roger, Fauchon et Ladurée à Madeleine, et surtout le Chat Bleu, mon préféré.

C’est aussi clairement mon rééquilibrage alimentaire qui m’a poussé à choisir la qualité plutôt que la quantité.

Et tout au long de ma grossesse, j’ai eu de grosses « envies » de chocolat noir, c’est surement que je manquais de magnésium, n’est-ce-pas ? 😉 J’avais notamment développé une addiction à la religieuse au chocolat de l’excellente boulangerie à côté de chez nous, « Pichard » rue Cambronne dans le 15ème.

Depuis, j’ai instauré cette règle à laquelle je ne déroge que très rarement : « pas un jour sans chocolat ».

Lorsque je suis en jour diète, je me rationne en ne mangeant qu’un ou deux carrés (par exemple de Nestlé dessert noir, que j’utilise bien sûr en pâtisserie mais que je trouve très bon à manger comme ça), ou en mangeant des galettes de céréales nappées de chocolat (les trucs qui ressemblent à du polystyrène là) …

Lorsque c’est un jour où j’ai envie de me faire plaisir, je vais chez un très bon chocolatier de ma nouvelle ville, Jean-Luc Pelé, ou je m’achète une religieuse au chocolat (mais elle n’est jamais aussi bonne que celle de chez Pichard), ou je m’achète une tablette de chocolat industriel (plus économique tout de même que chez un chocolatier où on en a vite pour 8€ les trois orangettes) – ma préférée étant celle sur la photo : Praliné fondant noir de Côte d’or, ou je prépare un bon gros gâteau au chocolat (j’ai 2-3 recettes fétiches qui ne me déçoivent jamais).

Et vous, combien de jours pouvez-vous tenir sans chocolat ?

Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place

Bon on va dire que ce blog me sert de psychanalyse gratuite, ok ? Ou de confessionnal …

Car je dois vous confesser que je suis assez maniaque du rangement … il paraît que ça s’approcherait du TOC …

Vous voyez Monica dans Friends ? Je suis exactement pareil pour le rangement : je décide d’une place pour chaque objet et ensuite il ne faut pas qu’il bouge d’un millimètre … J’avoue que notre appart ressemble toujours un peu à un appartement témoin, où personne n’y vivrait …

Je précise bien « rangement » et pas « propreté impeccable », non ce qui m’importe c’est vraiment que tout soit « à sa place » … ce qui hérisse toujours mon Mari …

Néanmoins, il est très compréhensif et me facilite la tâche … Jamais de caleçon qui traîne !

Et je crois que je déteins sur H., ou alors c’est une phase normale pour un enfant de son âge … Mais il est vraiment très drôle, il comprend quand on lui dit de ranger, et parfois il déplace de lui-même un jouet ou un livre qui n’est pas à « sa place ».

Bref, moins je me sens bien dans ma vie, plus il faut que je range … Je vous laisse imaginer à quoi ressemble mon intérieur un jour de J1 lorsque nous sommes en essai bébé !

Et vous, maniaque ou bordélique ?

Lui

Aujourd’hui, cela fait quinze ans qu’Il est à mes côtés …

Le jour de notre mariage, il y a 5 ans dans la mairie de ma ville natale, je prononçais ces vœux :

« R., depuis 10 ans, tu es mon meilleur ami, mon frère, mon amant, et je suis ravie que tu deviennes mon mari aujourd’hui » …

58087_1555776047227_5531071_n

Je suis encore plus ravie d’avoir pu ajouter depuis à cette phrase « et le père de mon enfant » …

Et bientôt, « enfant » sera au pluriel ?

Huhner or not Huhner?

Voilà, j’ai renoué à l’instant (pour pas trop longtemps j’espère) avec les joies des échos de monitorage de l’ovulation, avec pour but ce cycle-ci de viser au mieux pour réaliser le test de Huhner (dernier examen manquant – tout le reste RAS pour rappel) …

Rendez-vous à 14h15 (à 3 minutes à pied top chrono de chez moi – donc de mon travail si vous avez bien suivi), ça ne devrait pas me prendre trop de temps … Mais bien sûr, la gynéco me prend avec 35 minutes de retard, entre deux échographies de jolis ventres ronds évidemment … J’ai donc bien eu le temps de pester, de soupirer et de me demander ce que je foutais là … mais « whatever it takes », n’est-ce-pas ?

Et bien sûr, je ressors de là complètement perdue :

  • J9
  • endomètre à 7,5 mm
  • un follicule à droite de 11 mm
  • un follicule à gauche de 14 mm

Alors déjà, passons sur le fait que lorsque nous essayions d’avoir H., à cause de mes ovaires multi-folliculaires, après des jours et des jours de stimulation (Gonal puis Ménopur), mon endomètre atteignait péniblement 8 mm la veille de déclencher l’ovulation, et qu’il me fallait environ 3 semaines pour arriver à un follicule d’une taille correcte …

Mais la gynéco me dit « Huhner dans 48h » … Samedi donc, à J11 ? « Oui les follicules prennent 3 mm par jour, vous aurez ovulé samedi » … Alors il ne me semblait pas que c’était autant, si ? Et puis même, ça ne ferait que 17 mm demain, il me semble que c’est limite pour ovuler, non ?

De toute façon, le problème est réglé, si je puis dire : le labo de ma petite ville de province où je dois faire le Huhner ne pratique pas cet examen le samedi, et lundi je prends le TGV à l’aube pour un rendez-vous avec un client, donc la première possibilité sera mardi (J14 ce qui me paraît pas mal) … Et si j’ovule avant et bien tant pis pour le Huhner …

Par contre, la gynéco considère donc que ce n’est pas la peine que je revienne pour une écho mardi (vu que j’aurai déjà ovulé d’après elle) … Alors je suis bonne pour faire des tests d’ovulation les jours prochains, et pour scruter encore plus que d’habitude mon fond de culotte … En plus, le Huhner est un peu contraignant car nous ne sommes pas censés avoir fait de câlins pendant les 3 jours qui précèdent (mais pas plus de 5 jours d’abstinence en tout par contre) … Arghhh, on les fait quand nos câlins du coup ?

Bon, et je suis quand même un peu sceptique quant à l’avis de ma nouvelle gynéco, et regrette un peu ce bon vieux Dr D., dans son beau cabinet parisien …

Qu’en pensez-vous ? Des paris sur la date de mon ovulation ? Huhner or not Huhner? 😉

Shut up and dance

Aujourd’hui, je partage avec vous ma chanson « feel good » du moment, que j’écoute beaucoup beaucoup, et notamment le matin en allant au travail (enfin, en rentrant chez moi après avoir laissé H. chez sa nounou car je travaille de chez moi – mais bref) …

« Shut up and dance » de Walk the moon :

J’espère qu’elle vous plaira aussi, illuminera un peu votre journée et vous donnera envie de danser dans la rue, comme elle le fait pour moi …

Quelle est votre chanson « feel good » du moment ?

La gourmande, l’anorexique et moi

Fin janvier 2011, alors que je ne me pesais jamais, je suis montée sur une balance chez mes beaux-parents, juste pour voir, et j’ai constaté avec effroi que je me rapprochais d’un changement de dizaine, et surtout que je pensais être au moins 5 kilos en dessous du poids affiché. Selon mes calculs, j’avais pris 10 kilos en 10 ans.

Le déclic irrémédiable … Sans vraiment m’en rendre compte, j’ai acheté une balance, commencé à me peser une fois par semaine (le mercredi – pas trop près du week-end pour s’autoriser quelques excès), j’ai augmenté ma fréquence de marche à pied et de sport (gym suédoise et natation), et j’ai surtout changé complètement mon alimentation.

J’ai baptisé mon régime « non les patates ne sont pas des légumes » (je devrais vendre le concept) … Ce n’est pas que je mangeais des cochonneries tout le temps, style macdo et biscuits, mais je mangeais trop, et surtout des féculents plutôt que des légumes (alors que j’adore ça) …

J’ai donc fait l’inverse : le minimum de féculents et plein plein de légumes, et la perte de poids a été fulgurante (8 kgs en 3 mois), sans avoir l’impression de me priver, vu que je n’ai rien supprimé et que j’aimais tous les légumes (en fait même le seul régime de ma vie a été une réussite, d’où ma non-connaissance de l’échec avant la PMA – bref) …

Je suis descendue un peu trop bas (car je n’étais pas en surpoids à la base, j’avais juste quelques rondeurs qui s’étaient installées au fil des années), je me suis pris quelques réflexions de personnes bien intentionnées (ou jalouses ?), mais j’avoue franchement que j’ai adoré ça, cette sensation de contrôle sur son corps, le chiffre qui baisse chaque semaine sur la balance, les abdos et les bras qui se (re) dessinent, les jambes fuselées et surtout les fesses qui fondent (j’ai des fesses bien rebondies …), et puis la sensation folle de se sentir à l’aise dans des pantalons slims en taille 36 …

Je me suis stabilisée fin 2011 avec deux petits kilos en plus (donc environ 6 kilos de perdus au total), et depuis, je tourne autour de ce poids avec lequel je me sens parfaitement bien, à plus ou moins 500g près (500g en-dessous -> trop mince, 500g au-dessus -> oups on arrête les desserts pendant quelques jours – je me pèse environ 2 fois par semaine à présent pour contrôler tout ça) …

Je suis par contre très gourmande, alors ma méthode est simple : j’alterne les jours où je mange très peu (en calories hein, parce qu’en quantité de légumes pas de souci lol), et les jours où je me fais bien plaisir, à base de viennoiseries, pain-fromage ou plat de pâtes préparées par Lui, et gâteaux achetés ou maison (j’adore faire de la pâtisserie).

IMAG0010

Sur le papier, c’est très simple, en réalité, dans ma tête, c’est un peu plus compliqué, je ne mange que rarement de façon « détachée », je ne peux m’empêcher de compter quasiment tout le temps les calories ingérées … Je pense que si « anorexique » signifie « ne vouloir absolument pas prendre du poids et utiliser tel ou tel moyen pour ce faire, et être fort contrarié quand quelques kilos (voire centaines de grammes) apparaissent », alors ce terme s’applique à moi … Et qu’importe après tout ? Ce n’est qu’une étiquette (quand évidemment on ne met pas sa santé en danger !), mais c’est comme ça : j’aime être mince et je souhaite le rester.

Evidemment, quand mes cycles ne sont pas réapparus à l’arrêt de la pilule (moins d’un an après mon « régime » donc) et avec les premières consultations, le doute s’est installé : est-ce que c’était à cause de cette perte de poids plutôt rapide ? Lors de ma première consultation avec Dr D., il m’a assuré que non, que j’étais OPK depuis toujours et que je n’avais surement jamais ovulé de ma vie … Pourtant, lorsque j’ai eu mes premières règles à 12 ans et jusqu’à la prise de la pilule à 16 ans, j’étais réglée sur 28 jours, mieux que du papier à musique …

Sur le coup, cela m’avait rassurée, ce n’était pas de « ma faute » … Mais maintenant, avec le recul, je me dis qu’il avait voulu justement éviter toute possibilité de culpabilité, et je sais au fond de moi que oui c’est surement à cause de ça … En outre, je me demandais « peut-être ça ne marche pas car je ne veux absolument pas prendre de poids, ce qui est inhérent à toute grossesse ? » … Mais pourtant, jamais pendant le parcours PMA je n’ai désiré reprendre ce poids perdu, cela peut peut-être choquer, mais je me sentais si bien dans mon corps que je me disais que c’était tout de même le plus important pour faire un bébé, non ?

Dans notre parcours, il y a eu deux échecs consécutifs très difficiles : le dernier de stim simple, car j’avais pris de l’utro-copain pour la première fois et j’avais des symptômes qui nous y a fait croire très très fort, et la première IAC … Ce sont les deux seules fois où j’avais quelques kilos de plus à la fin, parce que justement j’avais essayé de lâcher prise pendant les DPO et je ne m’étais pas pesée … Franchement ? C’était bien pire, car en plus de l’échec, il a fallu que je fasse attention quelques semaines pour perdre ces kilos, et pour une grande gourmande comme moi c’est très dur lol. Donc je vous laisse imaginer mon moral pendant ces deux périodes … Heureusement entre les deux tentatives il y a eu 15 jours de vacances aux Etats-Unis qui nous ont fait un bien fou (et d’où je suis revenue à mon poids « ok », malgré les burgers, tellement nous avons marché).

Et la tentative d’après fut la bonne, après un excellent été que je vous racontais ici, et des DPO où j’ai agi « normalement » : pesées régulières et alternance de jours plaisir et de jours diète. Evidemment, lorsque j’ai appris ma grossesse, j’étais à mon poids « ok » voire un peu plus bas … Alors qu’en conclure ? Qu’il vaut mieux être bien dans son corps même si cela signifie contrôler méticuleusement son alimentation ?

Pendant ma grossesse, je mentirais si je disais que j’ai été tout à fait détachée par rapport à ma prise de poids … J’étais évidemment ravie de prendre car j’étais enfin enceinte, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à l’après … En fait, j’ai gardé le même mode de fonctionnement, alternance de plaisir / diète, sauf les trois premiers mois où j’ai eu des nausées constantes, et où donc il fallait que je mange souvent mais en plus petites quantités (et plutôt des féculents que des haricots vers lol) … J’ai pris rapidement au début, jusqu’au cinquième mois je crois, et puis il y a eu un long moment où j’ai stagné, H. grossissait en pompant dans les réserves acquises au début, donc mon ventre s’arrondissait mais je perdais d’ailleurs … +9 kilos au total (bon avec un mois offert vu qu’il est né à 37SA), ce qui est plutôt peu pour mon IMC (qui est considéré comme normal je tiens à le préciser, mais bas).

Après la naissance, au retour à la maison, il restait 3 kilos … Rien du tout n’est-ce-pas ? Et bien là je me sens un peu honteuse tout de même en vous avouant que ces trois kilos m’en ont fait versé des larmes … Pourtant, nous avions enfin notre amour de H., et moi je pleurais pour trois pauvres kilos ? On va mettre cela sur le compte des hormones lol …

Au bout de deux mois et demi, j’ai pris le taureau par les cornes, en vacances chez mes parents, j’ai suivi sans aucun écart un régime très basses calories, j’ai couru et marché avec mon père, et en même pas trois semaines j’étais revenue à mon poids « ok ». Et depuis mon poids n’a quasiment plus bougé …

Mercredi dernier quand nous avons compris que ce n’était encore pas pour ce mois-ci, je me suis vaguement consolée en me disant que j’allais pouvoir remettre mes slims adorés quelques temps au début de l’automne (oui désolée j’habite vraiment dans le sud, et nous sommes toujours en short/jupe courte) …

Mais franchement, je suis prête à nouveau, promis, ils viennent quand ils veulent les kilos de grossesse, je les accueille avec plaisir ! 😉

Et de votre côté, croyez-vous que votre rapport à la nourriture joue un rôle dans votre parcours ?

Le fantasme de la grossesse surprise

Je ne connaîtrai sûrement jamais ça …

L’absence de règles qu’on ne remarque pas tout de suite, vu qu’on ne contrôle pas ses cycles comme une fofolle, les symptômes bizarres qui commencent à s’installer et qu’on met d’abord sur le compte d’autre chose – j’ai trop mangé, je dors pas assez en ce moment (l’inverse exact de ce que nous faisons en DPO d’ailleurs : mettre sur le compte d’une hypothétique grossesse des symptômes à peine présents), et puis le doute qui commence à s’installer, ce test que l’on finit par faire, sans le dire à personne, et l’incrédulité quand les deux barres apparaissent …

Oui, la grossesse surprise, celle qui survient alors qu’on ne l’avait pas planifiée mais qui nous rend follement heureuse (évidemment je ne parle pas dans ce billet des accidents conduisant à des grossesses non désirées) …

Franchement, je donnerais pas mal de choses pour que ça m’arrive un jour … Forcément cela n’aurait pas pu arriver pour H., je n’avais pas de cycles, et pour le deuxième je suis partie directement dans l’essayeuse championne du monde, comme vous l’avez bien compris à présent …

Je sais bien que je suis tellement « control freak » pour tout que ça ne peut pas m’arriver … Mais voilà, je me demande ce que ça fait, ce que l’on ressent, quand la vie vous fait ce genre de surprise …

Samedi 10 mai 2014 – 13h18

[Préambule : ce billet raconte la naissance de H. … J’ai comme un besoin « d’exorciser » ces moments, pour tourner la page disons … Je ne veux blesser personne, alors je préfère vous prévenir …]

« H., aussi impatient que ses parents, s’est dépêché de nous rejoindre ce jour, le 10 mai 2014, à 13h18 » …

Voilà ce que nous avons envoyé comme message à nos proches pour la naissance d’H. … Cela résumait très bien cette journée incroyable …

37SA tout pile, j’étais en congé maternité depuis un peu plus de quatre semaines (grâce au congé patho – heureusement !), +9 kgs au compteur, globalement en forme (au moins 1h30 de balade par jour), sauf que je sentais qu’il était à l’étroit là dedans, du coup certaines positions étaient vraiment inconfortables …

Nous avions passé la semaine à faire les derniers préparatifs, principalement lessive de ses premiers habits et préparation de nos sacs pour la maternité. J’avais rangé les derniers habits dans son sac le vendredi soir à 19h. On dit bien que le dernier mois c’est le dernier jour, n’est-ce pas ?

Et bien … Pour moi oui. À 3h du mat je me lève pour aller aux toilettes, normal quoi, et en me rhabillant ça continue à couler … J’ai quand même attendu quelques minutes mais franchement j’ai vite compris (d’ailleurs ma mère a débuté son travail pour ma naissance comme ça) …

Et hop départ pour Necker, nous sommes à 1/4 h à pied … C’est le même trajet que pour aller au travail car je prenais le métro à Duroc … Je pense que si je refais un jour ce trajet dans ma vie je vais avoir du mal à retenir mes larmes … Bref …

14164570541

Je vous la fais assez courte : péri posée très laborieusement, et qui ne marche que d’un côté, reposée à nouveau mais j’ai bien eu le temps de « profiter » des contractions, injections pour accélérer le travail alors qu’il nous semble que ça avançait bien, rythme cardiaque fœtal qui chute à 13h, toujours pas remonté 10 minutes plus tard, hop césarienne d’urgence sans mon mari et premier cri (tonitruant – et depuis il pleure toujours de la même façon) à 13h18 …

Doublement impatient donc, le gars, 4 semaines d’avance et pas la patience d’attendre quelques heures de plus (il s’est avéré qu’il avait le cordon « en bandoulière » : coincé sous l’épaule, ceci expliquant sûrement tout cela) …

Pas l’accouchement rêvé je suppose ? Bah, je crois qu’avec le petit parcours PMA, tout ce qui m’importait c’est qu’il aille bien … Peut être qu’une autre femme à ma place l’aurait moins bien digéré ?

C’est certain qu’une césarienne c’est une naissance mais pas un accouchement … On ne peut pas toucher son bébé (j’ai juste aperçu une chose hurlante toute rouge avec beaucoup de cheveux), et on ne le retrouve que quelque temps après, mais il est avec son papa pendant ce temps (si tout va bien évidemment), ce qui est formidable en soi. Je me suis par ailleurs très bien remise de la césarienne …

Il pesait 2,630 kgs et était très tonique d’après le corps médical. Par contre, l’allaitement n’a pas marché, il ne prenait pas mon sein, j’ai utilisé des bouts de sein mais il s’endormait en tétant tellement il était fatigué … J’ai seulement tiré mon lait pendant un mois …

Là aussi j’aurais pu être très déçue, mais tout ce qui comptait c’était qu’il prenne du poids (ce qui a bien vite été le cas) …

Mais croyez-vous que je veuille « réparer » cette expérience en demi-teinte avec le deuxième ?