Panic-list [Mode PB/MILK]

Pardonnez-moi d’avance pour ce pêle-mêle pas très réjouissant de mes angoisses du moment (et qui concerne, bien évidemment, uniquement des problèmes de très-riches) …

  • J’ai eu pas mal de contractions hier en fin de journée, vais-je tenir jusqu’aux 37 SA réglementaires, dans deux semaines pile ?
  • Et surtout, ne vais-je pas accoucher toute seule le week-end du 24-26 juin, lorsque mon Mari sera chez ses parents, à l’autre bout de la France, pour y laisser H. pour une semaine ?
  • H. sera-t-il bien chez ses grands-parents, et comment se passera le trajet retour, seul avec son grand-père ?
  • Vais-je accoucher par voie basse cette fois-ci ?
  • Quelles conséquences aura la petite dilatation des reins de notre trésor ?
  • Vais-je réussir à allaiter cette fois-ci ?
  • Comment H. va-t-il réagir à l’arrivée du petit frère ?
  • Comment va-t-on gérer la fatigue du début à cause des nuits hachées ?
  • Va-t-on réussir à gérer deux enfants en bas âge ?
  • Va-t-on aimer autant le petit frère ?
  • Vais-je m’en sortir toute seule la journée avec le bébé (mon Mari ne travaillait pas à la naissance de H., jusqu’à ses trois mois environ) ?
  • Vais-je retrouver mon corps « d’avant » rapidement (il paraît que c’est plus dur après une deuxième grossesse) ?

panique

Bon, sur ce, je retourne respirer un bon coup sur mon lit … 😉

Confessions nocturnes

… ou presque (et désolée pour la référence) …

[Attention, le pire spécimen de MILK s’est cachée dans ce billet : la MILK-indigne … ]

Vous avez toutes surement déjà entendu, ou j’espère que vous l’entendrez bientôt, le fameux « profitez bien de votre bout de chou, parce qu’ils grandissent si vite » …

Bien sûr qu’on profite, de chaque moment où il nous sourie comme si rien d’autre n’existait, où il se blottit sur nos genoux pour lire une histoire, où on le regarde monter et descendre comme un grand le toboggan du parc … mais, parfois …

Parfois, pendant la sieste, j’attends qu’il se réveille, puis quand je l’entends enfin, je regrette car je suis en train de finir quelque chose …

Parfois, le soir, j’ai hâte qu’il soit couché … et ensuite, au moment d’aller moi-même me coucher, j’ai hâte d’être au lendemain matin pour le retrouver …

Mais bien sûr, le matin (surtout le week-end), je trouve qu’il se réveille toujours trop tôt …

Parfois, un repas qui dure cinq minutes de plus que d’habitude me met dans un état proche de la fureur …

Parfois, j’ai hâte qu’il puisse s’occuper tout seul pour que je puisse vaquer à mes occupations dans l’appart sans être interrompu tous les cinq minutes par ses « maman » auxquels je ne peux résister …

Le dimanche soir, j’ai hâte d’être au lendemain pour me « reposer » au travail, et ensuite il me manque toute la journée du lundi …

Cette ambivalence de sentiments me semble si difficile à accepter …

Et qu’est-ce-que ce doit être avec plusieurs enfants, n’est-ce-pas ? 😉

Rassurez-moi, suis-je vraiment une mère indigne, ou juste « normale » ?

Ne le dis à personne

Ne le dis à personne, mais, ce matin à l’aube, alors que ta grand-mère, en visite depuis quelques jours, s’affairait déjà dans la cuisine, je me suis enfermée dans la salle de bains …

Ne le dis à personne, mais, ce matin, pendant un temps qui m’a paru une éternité sur le moment mais qui cinq minutes plus tard paraissait déjà bien trop court, j’ai contemplé avec incrédulité deux nettes barres roses côte à côte sur un bâtonnet blanc.

Ne le dis à personne, mais, depuis ce matin, je n’ai qu’une hâte : être à demain pour pouvoir confirmer cet infime espoir, même si cela signifie la fin de ces cinq jours passés ensemble et le retour de tes grand-parents sur leur île de beauté

Ne le dis à personne, mais, ce matin, avec les événements tragiques de vendredi soir à Paris, je me suis demandée s’il était vraiment raisonnable de continuer à faire naître des enfants dans ce monde complètement détraqué … alors que la réponse « oui » est évidente, au nom de l’amour, de l’espoir et de la Vie …

Ne le dis à personne, mais, depuis ce matin, ton père me jette des regards à la dérobée avec une flamme nouvelle dans ses beaux yeux verts, même si, je le connais, il va mettre pas mal de temps à vraiment se projeter …

Ne le dis à personne, mais moi, depuis ce matin, pendant de fugaces moments, j’ose croire que tu seras bientôt grand frère …

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J’ai longtemps hésité à publier ce billet aujourd’hui, pour plusieurs raisons, d’abord parce que je sais bien que ce n’est qu’une minuscule étape et qu’il en reste bien d’autres à passer, puis parce que je ne veux blesser personne, alors que parmi vous il y en a encore bien trop qui attendent leur tour, depuis bien plus longtemps que moi, et enfin parce qu’après les événements de vendredi soir, ça me paraît presqu’indécent … 

Mais je pense sincèrement qu’écrire sur ce blog ces deux derniers mois m’a fait un bien fou, et échanger avec vous encore plus, alors il me semble que je me dois de continuer à y écrire tout ce qu’il me vient … et ce matin, c’est cela qui est venu … Qui sait de quoi demain sera fait ?

Malgré tout, je comprends

Malgré tout ce que je dis ici sur le fait que c’est inenvisageable pour moi de n’avoir qu’un seul enfant, je comprends …

Malgré mon enfance en tant que fille unique, je comprends …

Je comprends qu’on ne puisse vouloir qu’un enfant …

Je comprends qu’on décide de s’arrêter là, que ce soit une décision prise « depuis toujours », ou prise après la naissance du premier enfant, pour quelque raison que ce soit, propre à chacun …

Je comprends qu’on puisse décider de se consacrer entièrement à l’éducation d’un être en devenir, de l’accompagner lors de chacune de ses premières fois, sans être accaparé par un cadet (ou pire, sans avoir la tête polluée par l’envie dévorante d’un cadet – suivez mon regard) …

Je comprends qu’on puisse avoir envie de cette complicité exclusive, de ce lien parent-enfant absolument unique s’il n’y a qu’un enfant …

Je comprends finalement d’autant plus que c’est ce que j’ai eu avec mes parents …

Et je comprends bien sûr l’immense chance que c’est déjà d’avoir un enfant dans ce monde de fou … et l’immense boulot que représente son éducation, ne nous leurrons pas …

Je comprends … mais pour l’instant, pendant les moments d’abattement qui me saisissent et où je me dis qu’il ne viendra peut-être jamais, ce besoin viscéral d’un deuxième enfant me donne envie d’hurler et m’empêche d’entendre ces arguments …

Maso ou optimiste ?

Depuis mars, à chaque nouveau J1, je calcule à peu près le moment de l’ovulation bien sûr, et à partir de là, la DPA, la date pour l’écho des 12 SA et le début du congé maternité (oui l’employée de l’année c’est moi) …

Mais, au delà de ces détails « médicaux », je visualise déjà tout ce qu’il faudra modifier pour accueillir ce deuxième enfant, qui n’existe pour l’instant que dans ma tête …

Sa future chambre, l’endroit exact où nous placerons son petit lit, et sa commode (Ik*a bien sûr), et les meubles de cette pièce à déplacer du coup, notamment le canapé-lit à changer pour qu’il rentre dans mon bureau (« LA » chambre est pour l’instant la chambre d’amis, occupée par un canapé-lit Ik*a qui serait trop grand placé dans mon bureau – vous suivez ?) …

D’ailleurs, je me pose des questions vitales comme : « devrons-nous passer H. dans un vrai lit et utiliser son lit à barreaux pour le bébé ? Ou racheter un deuxième lit à barreaux ? » Dans le deuxième cas, je sais déjà quel lit je souhaite, le même modèle que celui d’H. mais dans une couleur différente … Forcément, plus les mois passent, moins cette question se pose, H. grandissant … Mais comme ce modèle de lit à barreaux permet de supprimer un côté latéral de barreaux, peut-être H. pourra-t-il y dormir encore un bon moment …

J’ai également réfléchi à toutes les combinaisons possibles concernant LA poussette : acheter une poussette double ou pas, ou mettre un petit marche-pied pour H. sur sa poussette actuelle, et au début bien utiliser notre porte-bébé que nous n’avons finalement pas beaucoup utilisé pour H. … Forcément là aussi, plus les mois passent, moins cette question se pose … H. est déjà capable de marcher sur des petites distances dans la rue, et il tient de lui-même sa poussette en marchant à côté, car il a surement vu cela avec sa nounou.  Pardon, mais c’est trop touchant d’ailleurs, je me dis qu’il est vraiment prêt, mais pour l’instant la poussette reste vide … 😦

Lorsque nous espérions notre premier enfant, je me refusais ce genre de pensées, car c’était trop douloureux …

Alors, cette fois-ci, suis-je maso ou juste optimiste ? 😉

Toutes les premières fois

[Attention, une MILK, en plein questionnement mais une MILK quand même, a pris possession du blog pour écrire ce billet … Âmes sensibles s’abstenir …]

Arrive-t-on encore à s’émerveiller des premières fois d’un enfant lorsqu’il n’est pas le premier ?

Le premier cri, bien sûr.

Les premières fois où il accroche votre regard, les premiers babillages, le premier sourire, les premiers éclats de rire … Je me souviens que les premiers éclats de rire de H. me faisaient sursauter, cela me paraissait tellement incongru, ce bébé qui parait-il était à moi et riait de mes jeux débiles …

Les premières quenottes. Les premières soupes, quand il y en a plus sur le pyjama que dans l’estomac …

Les premières fois où il arrive à se mettre debout en s’agrippant à tout ce qu’il peut, et son expression de fierté immense.  Le premier quatre-pattes, et les bêtises qui s’ensuivent.

Et les premiers pas, bien sûr. Les premières fois où il court après le chat, pour essayer de lui faire un câlin, et que mon pauvre petit cœur semble prêt à crever d’émotion.

Les premières vraies chaussures. La première coupe de cheveux …

Et le premier « Papa » ! Puis, pas longtemps après – heureusement, le premier « Maman » … Ces deux mots sont peut-être les plus prononcés par jour en France par une multitude d’enfants, mais vous avez l’impression qu’ils n’ont été inventés que pour vous, par lui …

Toutes les premières fois où il vous imite pour reproduire un geste du quotidien, et que vous restez bien bête, à regarder votre tout petit bébé devenir un grand garçon …

La première fois sur le pot … Et donc les premiers pyjamas deux-pièces, dont il arrive à remonter le pantalon tout seul …

Et je sais qu’il y en aura plein d’autres, des premières fois, le premier jour d’école, les premières amoureuses, les premières bonnes notes, la rentrée au collège, puis au lycée, et les premiers chagrins d’amour … Une succession de jours et d’étapes banales dans une vie mais qui pour nous resteront à jamais exceptionnels, et où nous essaierons de l’aider et de le soutenir au mieux …

Voilà, je me demande, dans mon introspection de ce désir si fort de deuxième enfant, si l’on apprécie autant les premières fois des « autres » enfants … J’ose croire que oui, bien sûr, car en plus l’aîné est là pour s’extasier avec vous …

Mais, surtout, je vous souhaite à toutes et tous de vivre ou de revivre toutes ces premières fois, et bien d’autres encore …

Le fantasme de la famille nombreuse

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée par les familles nombreuses … Cela provient surement de ma frustration d’être enfant unique

famille-nombreuse

Quand j’étais petite, je jouais beaucoup avec mes poupées ou mes Barbies à « être enceinte », et j’avais plein d’enfants … un peu ironique, non ?

Je n’ai pas côtoyé beaucoup de familles nombreuses pendant mon enfance, sur mon île de beauté, mais mon premier amour, rencontré au début de la classe de première, a deux frères et une sœur … J’avoue avoir adoré les après-midis passées tous ensemble chez eux, dans leur grande baraque humide coincée entre la mer et l’étang, où ses frères me taquinaient et où je m’occupais de leur sœur, qui avait cinq ans à l’époque … J’avais l’impression d’avoir une « vraie » famille … Un peu triste, n’est-ce-pas ?

Alors qu’avec le recul, je m’aperçois que leurs parents étaient beaucoup moins présents et aimants que les miens, et je sais depuis que mon ex malheureusement galère un peu dans sa vie d’adulte … Mais, déjà à l’époque, il n’y avait que la fratrie qui comptait à mes yeux … Je répétais donc inlassablement que je voulais au moins trois enfants (je vous vois venir, non je n’ai pas fait fuir mon ex avec cela !)…

Depuis quelques années, ma famille nombreuse préférée est la famille d’une de mes collègues, devenue une amie. [mode fertile on] Cette collègue a quatre enfants, un garçon de 8 ans, une fille de 6 ans, un garçon de 4 ans et une fille de 2 ans. [mode fertile off] Le portrait tout craché de la MILK C1, non ? Et pourtant, elle en est tout l’opposé. Il faut d’abord préciser que certes, ce couple est clairement hyperfertile, mais que ma collègue a eu une grossesse extra-utérine entre ses deux premiers enfants, avec ablation d’une trompe. Et surtout, elle m’a beaucoup soutenue pendant notre parcours pour H., il est si facile de se confier à elle … Bref, je trouve leur famille magnifique, et un peu folle bien sûr, avec deux boulots de cadre sup’, en vivant à Paris, comment on s’en sort avec quatre enfants aussi régulièrement rapprochés ? Je dors régulièrement chez eux quand je retourne passer quelques jours au siège parisien de ma boîte, et c’est le souk absolu le soir et le matin, ça crie et court de partout sur le vieux parquet, mais voir toutes ces têtes brunes interagir ensemble m’émeut au plus haut point …

Bon, donc, au moins trois enfants, c’est toujours ce dont je rêve ! Bon, on essaie de faire le deuxième déjà, et après je reviens vous parler des suivants, ok ? 😉

Et vous, en essayant de mettre la PMA de côté, dans un monde idéal, quel est votre schéma familial rêvé ?

Le grand secret

Nous n’avons parlé à personne, parmi notre famille et nos amis, de notre désir plus qu’actif d’un deuxième enfant …

Je ne l’ai même pas dit à ma mère ! Lorsque nous avions pris la décision de nous lancer dans les essais bébé et d’arrêter la pilule, en janvier 2012, je le lui avais dit (en plus, j’avoue un peu honteusement que c’est souvent elle qui m’achetait ma pilule, car elle connaissait bien sa pharmacienne et cela m’évitait d’aller chez un médecin pour avoir une ordonnance) … Et quand mes règles ne sont pas réapparues, je me suis tout naturellement tournée vers elle, et donc elle a suivi toutes les étapes de notre parcours … Je l’ai regretté par la suite, car je sais que cela l’a beaucoup contrariée et inquiétée – pour nous, ma mère n’était pas du genre à vouloir être grand-mère à tout prix et à mettre la pression pour cela, mais bien sûr elle adore H. maintenant …

Au fil du temps, nous en avions un peu parlé autour de nous, vous savez ce que c’est malheureusement, nous nous sommes mariés en septembre 2010, après déjà 10 ans d’histoire commune, alors forcément nous avions régulièrement droit au « et le bébé c’est pour quand ? » …

J’ai toujours été partagée sur ce point : faut-il en parler à nos proches ou non ? Je me souviendrai toujours de cette phrase que m’avait rapportée mon amie qui a eu ses deux enfants par FIV, dont je vous parlais hier, prononcée par son professeur qui lui avait demandé à qui ils avaient parlé de leurs soucis au début du parcours PMA et à qui ils avaient répondu « nos parents seulement » : « c’est déjà trop » …

Bien sûr, c’est pénible d’éluder la question « c’est pour quand ? », mais je trouvais tout aussi pénible les regards de pitié et les phrases toutes faites lancés par nos amis et nos proches lorsqu’ils nous demandaient où nous en étions …

Pour le deuxième, je m’imaginais surprendre tout le monde, car, vous l’avez compris maintenant, j’ai vraiment cru que, sur un malentendu, ça allait marcher rapidement (ben oui, quand on a des cycles à peu près réguliers, il suffit de se regarder dans les yeux et on tombe enceinte, non ?), et comme nous avions commencé les essais relativement tôt par rapport à la naissance de H., la question « à quand le deuxième ? » ne s’est pas faite trop pressante pour l’instant.

Mais, jusqu’à quand va-t-on tenir ? Je suis sure que les occasions où il faudra répondre à cette fameuse question vont se multiplier dans les mois à venir … J’aimerais ne rien dire, vraiment, mais tout le monde sait que nous souhaitons plus d’un enfant …

Et vous, comment vous situez-vous par rapport à ça ? Secret ou pas ?

L’obsession

Difficile de se voiler la face, je suis clairement obsédée par mon envie d’un deuxième enfant …

Mais au-delà de l’envie, donc, j’étends cette obsession autour de moi,  en connaissant notamment l’écart d’âge exact entre les enfants de nos amis par cœur (oui ils ont quasiment tous déjà deux enfants vu que nous avons eu H. plus tard) : ça va de peu d’écart, 21 mois pour les plus rapprochés, à un peu plus de trois ans, en passant par le « ventre mou », entre 26 et 32 mois je dirais …

Encore plus flippant, je sais à peu près combien de temps a mis la plupart de nos amis pour avoir ce deuxième enfant une fois les essais lancés (oui les gens parlent beaucoup) : évidemment, vous vous en doutez, pas longtemps pour la plupart, entre 2 mois (si si) et 8 mois environ, mais plutôt dans les 4-5 mois … Ce qui fait que nous sommes déjà « au-dessus » de la plupart, ce qui commence à me faire un peu mal au cœur, alors que bien sûr je devrais relativiser car cela ne fait pas si longtemps que ça ET évidemment nous avons mis bien plus longtemps pour avoir notre premier enfant que la majorité de nos amis …

Et il y a la variante, où je me dis « tiens pourquoi n’ont-ils toujours pas de deuxième enfant ? » … Bon, le cas est peu fréquent, et parfois c’est par choix, mais malheureusement dans un cas, c’est que le deuxième n’est jamais arrivé (notons que les amis en question n’ont pas souhaité se lancer dans un parcours PMA car ils ont considéré que leur premier, 5 ans, les comblait suffisamment) …

Ce qui me fait peur c’est qu’une amie d’amis était comme ça, totalement obsédée par ce deuxième enfant qui ne venait pas (alors qu’ils n’avaient pas eu de souci pour leur premier, C2 ou C3 je crois), et ils ont fini par l’avoir grâce à une FIV (elle était d’ailleurs suivie par ma gynéco actuelle), pour un total de 4 ans d’écart avec le premier du coup – alors qu’ils souhaitaient des enfants rapprochés … Bon, pour l’anecdote, elle est maintenant enceinte du troisième, sans PMA et en C4 … Ils avaient décidé de tenter sans se prendre la tête pour ce troisième … de là à dire que c’est psychologique … 😦

Bref, je me fais peur, vraiment, je ne comprends pas comment j’en arrive là alors qu’avoir attendu un peu plus que la moyenne pour H. aurait du me préparer, ou me blinder un petit peu plus au moins … Bon, je pense que pour le premier enfant, je ne m’autorisais pas ce genre de pensées, car c’était vraiment trop douloureux, et puis il y avait l’effroyable incertitude bien sûr de ne jamais avoir d’enfants … Mais là, cela semble possible, vu qu’on a réussi une fois ET que j’ai à présent des cycles à peu près « normaux » visiblement, alors je m’autorise à y croire et à calculer ces fameux écarts d’âge …

« Il suffit de ne pas y penser », n’est-ce-pas ? 😉

Pourquoi j’en veux toujours plus ?

Nous avons reçu les résultats du test de Huhner vendredi, et le score est de 11 sur 15, ce qui est jugé satisfaisant (supérieur à 10), a priori la glaire est apte à laisser passer les spermatozoïdes.

En janvier 2013, nous avions obtenu 10 sur 15, ce qui est limite, mais le Dr D. avait jugé cela suffisant. Néanmoins, nous étions passés aux IAC en mai, avec un succès en septembre pour H. (mais avec une date de conception fixée à Necker trois jours avant l’insémination un jour où il y avait eu câlins : donc peut-être H. est un bébé couette quand même, bien qu’un peu synthétique lol) …

Bref, 11 sur 15 c’est donc ok, mais je ne peux m’empêcher de me dire « pourquoi pas un peu plus, genre 13 ou 14 ? ». Bien sûr, j’ai vite chassé cette pensée en essayant de retenir que le test est jugé satisfaisant, et en essayant de « profiter » des DPO en me disant que les dés sont jetés pour ce cycle et que tout est possible …

Mais, cela me fait me demander d’une façon générale, pourquoi j’en veux toujours plus ? Pourquoi ne puis-je me contenter de ce que j’ai, quand ce que j’ai n’est déjà pas si mal que ça ?

Et du coup, pourquoi vouloir à tout prix un deuxième enfant alors que nous avons H., ce qui est formidable en soi, mais qui en plus est vraiment un enfant formidable (en toute objectivité bien sûr 😉 ) ?

Croyez-vous que c’est plus fort que nous, faibles humains, on ne peut s’empêcher d’en vouloir plus, ou de penser à la suite, que ce soit un meilleur job, un corps plus mince ou plus musclé, un plus bel appart ou un autre enfant ?