Confessions nocturnes

… ou presque (et désolée pour la référence) …

[Attention, le pire spécimen de MILK s’est cachée dans ce billet : la MILK-indigne … ]

Vous avez toutes surement déjà entendu, ou j’espère que vous l’entendrez bientôt, le fameux « profitez bien de votre bout de chou, parce qu’ils grandissent si vite » …

Bien sûr qu’on profite, de chaque moment où il nous sourie comme si rien d’autre n’existait, où il se blottit sur nos genoux pour lire une histoire, où on le regarde monter et descendre comme un grand le toboggan du parc … mais, parfois …

Parfois, pendant la sieste, j’attends qu’il se réveille, puis quand je l’entends enfin, je regrette car je suis en train de finir quelque chose …

Parfois, le soir, j’ai hâte qu’il soit couché … et ensuite, au moment d’aller moi-même me coucher, j’ai hâte d’être au lendemain matin pour le retrouver …

Mais bien sûr, le matin (surtout le week-end), je trouve qu’il se réveille toujours trop tôt …

Parfois, un repas qui dure cinq minutes de plus que d’habitude me met dans un état proche de la fureur …

Parfois, j’ai hâte qu’il puisse s’occuper tout seul pour que je puisse vaquer à mes occupations dans l’appart sans être interrompu tous les cinq minutes par ses « maman » auxquels je ne peux résister …

Le dimanche soir, j’ai hâte d’être au lendemain pour me « reposer » au travail, et ensuite il me manque toute la journée du lundi …

Cette ambivalence de sentiments me semble si difficile à accepter …

Et qu’est-ce-que ce doit être avec plusieurs enfants, n’est-ce-pas ? 😉

Rassurez-moi, suis-je vraiment une mère indigne, ou juste « normale » ?

Un tout petit espoir clignotant

Voilà ce que nous avons découvert ce jeudi 26 novembre 2015 à 18h …

Un tout petit point clignotant de deux millimètres et demi, bien accroché à une jolie vésicule vitelline dans un beau sac embryonnaire …

La gynéco a essayé d’écouter le cœur, et a trouvé une pulsation à un peu plus de 100 battements par minute, mais elle ne peut affirmer que ce n’étaient pas les miens …

Du coup, c’était à prévoir, mais elle préfère me revoir jeudi prochain, pour pouvoir vraiment dater la grossesse (aïe, j’ai écrit le mot tabou ! ) …

C’est donc ce que je craignais, que ce soit « trop tôt », à quelques jours près …

Mais d’un côté, il est bien là notre petit espoir clignotant, et je suis ravie de l’avoir vu, alors je serais bien mal avisée de me plaindre …

Merci à toutes pour vos pensées … La suite au prochain épisode !

LE canapé

A la demande générale – enfin, à la demande unique de Marivalou plutôt, suite à mon billet sur la patience où je mentionnais l’achat de notre nouveau canapé, je vous le dévoile aujourd’hui !

Je ne peux de toute façon pas mobiliser assez de capacité de concentration pour vous faire un « vrai » billet, vu que je n’arrête pas de penser à l’écho de ce soir (et il faut quand même que j’essaie de travailler un peu) …

Bref, comme je vous le disais, nous sommes allés samedi sur un coup de tête chez Ik*a, car je trouvais que cette histoire de changement de canapé commençait à traîner en longueur (notre ancien canapé n’allait plus dans notre nouvel appart, et il était de toute façon très abîmé par les douces griffes de Monsieur Naruto) …

Bon, je ne veux pas trop faire de pub non plus, car ce n’est pas l’objet de ce blog, mais quand même, une journée à Ik*a de temps en temps, qu’est-ce-que c’est bien ! H. a adoré en plus, et a été très sage (bon il a surtout adoré les fameuses boulettes de viande à la suédoise). 🙂

Bref, nous avons choisi le modèle Söderhamn, qui est en en fait composé de plusieurs modules à attacher ensemble. Bien que notre séjour soit plutôt grand, la configuration de la pièce limite la longueur du canapé, nous nous sommes donc contentés de deux modules, un angle et une méridienne :

IMG_20151122_083959678_HDR

(il y avait tellement de soleil quand j’ai pris la photo qu’on ne le voit même pas très bien ! )

Nous sommes aussi très restreints en terme de matière, à cause du Naruto susmentionné (il ne faut pas que ce soit une matière qui « accroche », erreur que nous avons commise sur nos deux canapés précédents). Cette ligne Ik*a propose d’autres matières et coloris, plus jolis en toute honnêteté que celui que nous avons choisi, mais tant pis …

Ce canapé n’est pas convertible, mais comme nous avons la chance d’avoir quatre chambres, nous avons d’autres possibilités pour accueillir famille et amis … même si j’espère très fort qu’une nouvelle chambre va être utilisée à plein temps dans quelques mois

Inutile de vous dire que ce canapé est super confortable ! 😉

Allez, parlons déco, quel type de canapé aimez-vous ?

Liberté, j’écris ton nom

On dit parfois qu’on passe sa vie à ne plus voir ce qui est sans cesse devant nos yeux … Sans que ce soit quelque chose d’important dans ce cas précis, c’est un peu le sentiment que j’ai eu, lorsque j’ai levé les yeux dans notre chambre d’amis et qu’ils se sont posés sur cette lithographie de Fernand Léger :

IMG_20151125_101150

Nous avons cette reproduction depuis plus de dix ans, elle nous a suivie à Paris puis est revenue avec nous dans la région d’où elle vient … Et pourtant, ce n’est qu’une dizaine de jours après la tragédie du 13 novembre que je la « vois » …

C’est une reproduction d’une des œuvres les plus connues de Fernand Léger, mettant en scène le superbe poème « Liberté » de Paul Éluard, écrit en 1942 pendant l’occupation allemande.

Fernand Léger a vécu brièvement, juste avant sa mort, à Biot, à côté de chez nous, et, dans les années 70, un musée s’est ouvert sur sa propriété. Si vous passez dans le coin, je vous le recommande évidemment …

Il me semble que ce poème est fort à propos en ces périodes troubles de notre Histoire …

Comme il est très long, je vous mets quelques morceaux choisis (mais vous pouvez le trouver en entier ici par exemple) :

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Incorrigible

Voilà, malgré le deuxième taux très rassurant de jeudi, je n’ai pas pu m’empêcher hier d’aller refaire un dosage …

Le taux a encore bien évolué (vous pouvez le trouver au bas de la page « what comes next » si vous y tenez), il a quasiment quadruplé en 96h, alors qu’une fois atteint un certain seuil, le taux de B-HCG est censé augmenter moins vite …

Du coup, passées les premières minutes de soulagement, j’ai commencé à me la faire à l’envers : et si mes taux très élevés depuis le début étaient mauvais signe ?

Alors, je vous déconseille vraiment de taper « taux B-HCG élevés » dans Google, parce que forcément, il ressort des choses pas très réjouissantes …

Attention, je ne parle pas de grossesses multiples, s’ils sont deux, nous les accueillerons avec plaisir évidemment, tout en ayant conscience que cela peut compliquer la grossesse et leurs premières semaines de vie …

Bref, je me suis rapidement fustigée en me disant que trouver mes taux trop élevés était vraiment un problème de riche (pardon à toutes celles qui attendent d’avoir un taux positif) …

J’ai aussi essayé de me raisonner : en reculant d’un ou deux jours le début de mes DPO, le premier taux de lundi 16 novembre devient « normal » …

Bon, comme vous le voyez, je ne suis pas prête d’être rassurée … Je ne sais qu’espérer de l’écho de jeudi soir, en plus …

Incorrigible un jour, incorrigible toujours ! 🙂

Apprendre la patience

On dit que les enfants mettent souvent notre patience à l’épreuve … c’est vrai … surtout avant leur naissance, et même avant leur conception !

Vous l’avez surement bien cerné maintenant, la patience n’est vraiment pas mon fort … Au quotidien, faire la queue au supermarché, ou à la poste, attendre à l’aéroport car son vol est retardé, être coincé dans des bouchons ou ne pas trouver de place pour se garer, sont autant d’épreuves pour moi. Mais, j’ai l’impression que grâce à nos chers smartphones avec accès internet, certaines de ces attentes quotidiennes sont plus « acceptables » …

Avec mon Mari, qui est beaucoup plus patient et calme, c’est parfois tendu, car je suis du genre à vouloir me décider tout de suite pour un gros achat, lorsque la décision d’achat ou de changement est prise et/ou nécessaire, par exemple pour notre nouveau canapé qui nous a vu partir samedi matin à 8h sur un coup de tête chez Ik*a (à une heure trente de voiture de chez nous – mais il est trop beau – bref).

J’aime aussi faire des compte-à-rebours pour les événements importants, par exemple pour notre mariage où je mettais M-6, M-4, etc sur Fa***ook (M pour mois et mariage à la fois). Mais cela, à la limite, ça fait partie de l’aventure, je trouve, alors l’attente est plus douce …

Par contre, la PMA pour H. a été le paroxysme de mon impatience … Au-delà de l’effroyable peur de ne jamais être parents, le temps entre chaque examen médical ou chaque contrôle pendant les stimulations semblait s’étirer, sans parler de ces chers DPO … Au quotidien aussi, faire la queue au labo ou au centre d’écho pour des contrôles tous les deux jours me mettaient dans des états pas possibles …

Là, pour notre deuxième trésor, vous avez bien compris que les huit mois d’attente depuis mars n’ont vraiment pas  été agréables pour moi, alors que je sais, au fond de moi, que ce n’est rien du tout ! Mais je n’arrivais pas ou peu à me raisonner … j’essayais vraiment, mais …

Et maintenant, depuis ce dimanche un peu fou où l’espoir s’est matérialisé, il y a huit jours, mon impatience ne s’atténue pas, au contraire : les jours de dosage, je compte les heures jusqu’à avoir le résultat, les jours entre chaque dosage ne me semblaient pas avancer, et là, j’attends notre écho de jeudi soir … en ayant peur qu’elle ait été programmée trop tôt … un comble !

Et si tout va bien jeudi, il faudra attendre la prochaine écho, et ainsi de suite … Promis, j’essaie vraiment d’apprendre à être patiente …

Alors finalement, je me dis que oui, nos enfants nous apprennent certainement la patience, et cela bien avant leur conception et leur naissance … 🙂

Y a-t-il d’autres impatientes invétérées comme moi (vous avez intérêt à répondre oui ) ?

The Boss

Une impulsion aujourd’hui, et une envie de partager avec vous une de mes chansons favorites, écoutée pour la millionième fois ce matin, encore et encore … Une chanson pourtant pas récente du tout …

Mais une chanson qui, avec son rythme si caractéristique, m’a accompagnée de nombreux matins de PMA, sur le chemin du labo, du centre d’échographie, et dans le métro en espérant ne pas être trop en retard au boulot … Une chanson qui ne m’a pas quittée depuis …

Et puis Springsteen il y a trente ans, en blouson de cuir, gilet en jean et bandeau noir, pardon, mais …

Bruce Springsteen – Born in the USA

Une chanson dénonçant la guerre du Vietnam … pas beaucoup de lien, ou aucun, avec la guerre – n’ayons pas peur du mot – que nous menons actuellement … mais, le pouvoir de la musique et des mots ne disparaîtra jamais …

Je vous souhaite un bon week-end à toutes …