Vive la blogo ! [Mode MILK]

Je ne pense pas croire au destin, ou à une puissance suprême qui déciderait par avance de notre vie … Néanmoins, je me dis parfois que certaines choses arrivent pour une raison … ou que parfois, on fait telle ou telle chose sans trop savoir pourquoi, ou un événement sortant de l’ordinaire (en bien ou en mal) survient, et quelque temps plus tard, on se dit « ah, c’était donc pour ça » ou « si telle chose n’était pas arrivée il y a X temps, nous n’aurions pas vécu cela aujourd’hui » …

Bref, je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai débuté ce blog il y a un peu plus d’un an, je ne savais pas du tout ce que j’allais en retirer, et surtout je ne savais pas ce que je voulais en retirer …

Aujourd’hui, je suis en tout cas – encore plus que d’habitude – ravie de l’avoir fait, car une copinaute nous a sauvés d’un passage pénible avec notre petit J. : suite à mon billet il y a dix jours vous relatant ces biberons qui se terminaient en lutte, Marivalou nous a vraiment sauvé la mise en nous parlant d’un épaississant à ajouter au lait qu’ils ont utilisé pour leur petit bout qui semblait avoir les mêmes « symptômes » que notre J.

Les deux-trois biberons suivant la publication de ce billet ont été très durs, j’étais franchement mal et avec mon Mari nous ne savions vraiment pas quoi faire pour sortir de cette situation. J’ai vu le commentaire de Marivalou le samedi matin, je lui ai envoyé un mail dans la foulée pour avoir plus de précisions, elle m’a gentiment répondu instantanément, nous n’avons alors pas hésité et nous sommes précipité à notre pharmacie pour acheter le produit de la dernière chance …

Depuis, on revit, dès le premier biberon ça s’est bien mieux passé, nous avons un peu tâtonné au début pour trouver la juste dose de produit (car ça rend vraiment le lait très épais), mais franchement on revit ! Je pense que c’était encore un reflux qui gênait notre trésor … 😦 Grâce à l’épaississant, les premières gorgés de lait ne le brûlent plus et il boit sereinement son biberon. Et il fait ses nuits, en prime !

Bon, c’est quand même avec moi qu’il boit le mieux, mais je pense que c’est parce qu’il est habitué à la position que j’ai donc adoptée pour les biberons depuis deux mois, et à ma voix qui lui parle doucement ou qui chante mélodieusement. Bon, comme les biberons se passent vraiment très bien depuis, et qu’ils sont devenus très rapides (environ 10-15 minutes), cela ne me dérange pas de tous les lui donner, du coup le Papa fait tout le reste ou presque. 😉

Le seul bémol c’est que pour l’instant on ne peut pas le laisser à quelqu’un d’autre pour quelques heures si un biberon tombe dans ce créneau, on a peur que la personne galère un peu quand même. Du coup on l’emmène avec nous en soirée ou au resto par exemple … Il est tellement tranquille de toute façon que pour l’instant il n’est vraiment pas gênant. Bon, il faudra bien qu’il boive des biberons chez la nounou (adaptation en décembre), quoique, on devrait commencer la diversification en fin de semaine pour ses quatre mois …

BREF : merci Marivalou ! C’est trop magique ce truc ! 🙂

Merci également à vous toutes qui avez commenté mon billet en nous proposant vos astuces ! Et n’hésitez pas si vous voulez en savoir plus sur cet épaississant …

Là d’où l’on vient – Carte Postale #10

[Repost quasiment à l’identique de mon article du 9 octobre 2015]

Je viens d’une petite ville coincée entre la mer et la montagne, au nord d’une île de beauté …

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Il paraît que ce n’est qu’une ville de passage pour les touristes, qui débarquent au port et se dépêchent de rouler vers le sud ou de l’autre côté de l’île … Pourtant, pour moi, c’est bien plus qu’une ville de passage, c’est ma ville pour toujours …

Je connais chaque pavé irrégulier, chaque façade décrépie ou joliment recolorée du centre-ville, chaque arbre et statue de la place principale, et j’entends parfois dans ma tête le bruit du linge étendu entre deux immeubles dans les ruelles étroites, qui claque au vent, souvent présent par ici …

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J’y ai passé les dix-huit premières années de ma vie, en plein centre-ville, dans le même appartement, que mes parents habitent toujours, bien trop grand pour nous trois à l’époque et encore plus grand pour eux deux maintenant, mais je pense qu’ils ne le quitteront que par la force des choses …

J’ai arpenté mille fois le chemin de l’école primaire, puis du collège (très court chemin car juste en face de notre appartement), et enfin du lycée, et j’y ai vécu mes premiers émois amoureux, évidemment … Cette ville a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui, avec cette particularité d’être insulaire, que les autres ne comprennent souvent pas, et aussi en sachant très tôt que j’allais forcément la quitter, car je n’avais pas de possibilités pour y suivre des études et encore moins pour y trouver du travail …

Cela fait déjà seize ans que je n’y vis plus, mais à chaque fois que l’avion amorce sa descente vers la piste, et que les roues se posent, mon cœur manque un battement : je sais que je suis chez moi.

Parfois, plus même que l’envie de voir mes parents, c’est une envie viscérale de me promener dans cette ville qui me prend aux tripes … Comme c’était le cas ces dernières semaines, car je n’y étais pas retournée depuis février (mes parents ont une maison de vacances plus au sud où nous allons l’été) …

J’y suis pour cinq jours avec mes asticots (j’ai survécu au voyage en avion seule avec un bébé et un deuzans !), et comme à chaque fois que je viens depuis sa naissance, mon plaisir est décuplé par la présence d’H., et maintenant de J., à mes côtés …

Que représentera cette ville pour eux ? Malheureusement, la réponse est évidente : cela dépendra du moment où mes parents disparaîtront … Si c’est encore dans longtemps, je n’ai aucun doute qu’ils y seront très attachés également, par contre, dans le cas contraire … je sais que je ne garderai pas l’appartement, alors nous n’aurons surement plus de pied à terre là-bas (à part mes parents, je n’ai pas de famille qui y vit) …

Au-delà de ces pensées morbides (désolée !), je trouve cette question de transmission intéressante : lorsqu’ils n’y ont jamais vécu, que devient pour nos enfants l’endroit où l’on a grandi ?

Pouffiasse toi-même !

Mme Ourse m’a taguée pour son défi « 1, 2, 3, pouffiasse » … Elle précise qu’elle pense que je suis « douce et gentille » dans la « vraie vie » … Je n’irais pas jusque là, car je peux être sèche et boudeuse, et je suis égoïste (fille unique inside), mais comme je pleurniche très facilement, j’évite les conflits car ils tournent vite court avec moi …

Je trouve l’idée de ce défi excellente, mais je me suis quand même creusée la tête pour trouver trois anecdotes … Je me rends compte que finalement, « on sait se tenir » en règle générale, et qu’il y a peu de situations où l’on fait notre pouffiasse, donc …

  • J’ai quand même extrait l’anecdote suivante de ma mémoire : il y a de cela des années, pendant une soirée, certains de mes amis se plaignaient du gouvernement en place, avec force « on paye trop d’impôts » et autres doléances dans la même veine … Comme je savais que ces mêmes amis avaient voté pour le président en exercice à ce moment-là (et pas moi), assez rapidement mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis levée et j’ai lancé « eh oui, il fallait réfléchir avant de voter pour lui il y a deux ans » … Je vous laisse imaginer le blanc que j’ai jeté !
  • Ensuite, une anecdote plus récente s’est imposée à moi : l’année dernière, nous avons acheté notre appartement avec mon Mari et l’avons rénové quasiment entièrement. Nous avions commandé le carrelage chez une enseigne bien connue St M*cl*u, de façon à l’avoir juste avant la cuisine, pour respecter la logique de pose, et le timing pour notre emménagement.  Bref, je vous passe les détails : il y a eu du retard dans la livraison du carrelage, puis un problème avec leur poseur, le vendeur au téléphone nous baladait en nous donnant le moins de détails possibles, et même en nous mentant d’après nous. Nous nous sommes donc décidés à aller sur place voir ce qu’il se passait. Le vendeur en question n’était pas là, on commence tout de même à discuter avec quelqu’un d’autre. Je commence à m’échauffer, et je redemande « mais il n’est pas là, machin ? ». Son collègue me répond « non il ne travaille pas le mercredi, il s’occupe de ses enfants ». Et je rétorque du tac au tac « et bien j’espère qu’il s’occupe mieux de ses enfants que de notre carrelage ». Tout le monde, y compris mon Mari, m’a regardée comme si j’étais folle. Néanmoins, nous sommes repartis avec notre carrelage. 😉
  • Et la dernière anecdote, qui date de la semaine dernière : nous passons par une entreprise de services pour notre femme de ménage, qui vient normalement le jeudi à 14h. Le mardi, je reçois un appel pour m’informer qu’elle a un souci et ne pourra pas venir cette semaine, on me propose qu’elle vienne le mardi suivant. La maison était déjà dans un état limite, alors cela me semblait inconcevable d’attendre une semaine entière, je leur demande donc s’il pouvait la remplacer par quelqu’un d’autre ce jeudi. On me répond que cela va être très difficile, toutes leurs intervenantes étant déjà prises. Je prends d’un coup ma voix ultra sèche pour lancer « si vous ne nous trouvez personne pour cette semaine, nous allons rompre notre contrat car nous en avons marre de vos changements de programme à la dernière minute, et avons absolument besoin de quelqu’un cette semaine » (ce n’était pas la première fois, depuis un an que nous passons par eux). Bizarrement, on m’a rappelée cinq minutes plus tard pour me dire qu’ils avaient trouvé une remplaçante pour jeudi 14h … Et jeudi, vers 13h, nous sommes partis à l’hôpital pour J. sur les conseils de notre pédiatre, et j’ai donc du annuler la femme de ménage … Je me suis sentie bien honteuse !

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Alors, ai-je rempli ma part du contrat pour ce défi ? 😉

Il me reste donc à taguer trois autres copinautes, je m’excuse d’avance s’il y a des doublons, mais Miss Apple, Peppa et PMAvie, à vos claviers !

La lutte finale [Mode MILK]

Dire que j’ai décidé de ne pas allaiter pour me nous simplifier la vie … 😦

Depuis quasiment le début, sauf peut-être ses trois ou quatre premières semaines, J. prend plutôt difficilement ses biberons.

C’est assez particulier, car il finit par les prendre entiers ou presque à chaque fois (selon la dose « recommandée »), donc il a plutôt un très bon poids (6,7 kgs à trois mois et demi), mais c’est la lutte quasiment à chaque biberon …

Entre quatre et huit semaines environ, je pense qu’il avait un léger reflux, il se tortillait dès le début du biberon, jusqu’à en pleurer parfois. Il fallait donc faire des pauses pour qu’il les prenne bien, cela pouvait durer pendant plus d’une heure (alors que nous sommes censés jeter les biberons faits au bout d’une heure – mais soit). A la visite des deux mois, le pédiatre nous a conseillé de changer de lait pour un lait plus digeste. Il nous semble que cela a été bénéfique pendant 24h, et puis la bronchiolite est arrivée …

Forcément, il a commencé par ne plus manger du tout, ce qui est tout à fait normal en fait. A l’hôpital, on nous a conseillé de diminuer les doses pour fractionner son alimentation. Du coup, il prenait finalement bien ses biberons pendant cette période.

Depuis, il n’y a qu’avec moi qu’il prend ses biberons, il faut que je marche et que je le tienne son dos contre ma poitrine (et je chante donc – mais ça c’est plutôt pour moi). Et c’est un peu quitte ou double, il va être capable de boire d’une traite 180 ml en dix minutes, ou alors de les prendre péniblement en trois fois, et plutôt parce que je m’obstine en lui laissant le bib dans la bouche jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le contenu de la tétine disons (ça fait vraiment gavage dans ces cas-là le pauvre). Nous avons tenté avec un autre type de biberon, puis avons changé de vitesse de tétine de son biberon habituel.

Sommes-nous trop impatients ? Trop exigeants – avec nous-mêmes et avec lui ? C’est vrai qu’il est bien gros et qu’il pourrait même manger moins, mais la plupart du temps, quand il s’arrête au milieu d’un biberon, il n’arrive pas à se calmer avant de l’avoir fini (ou se réveille ensuite en pleine nuit en buvant un bon biberon) … C’est donc bien qu’il a faim !

Cette semaine, ça a recommencé à être vraiment moins bien, il nous semblait bien encombré au niveau de la gorge et du nez. Il a ainsi recommencé de la kiné respiratoire mardi,  et hier matin, il a eu 39 de fièvre. Au vu de ses antécédents, notre pédiatre nous a conseillé directement d’aller à l’hôpital … Vous imaginez que j’étais ravie car je craignais de devoir y rester au moins une nuit, mais non, ils lui ont fait rapidement tous les examens nécessaires (radio des poumons, bilan sanguin, analyse d’urine), et tout était ok. Nous pensons que ce sont ses dents qui commencent à le travailler, mais la pédiatre de l’hôpital n’avait pas l’air convaincu …

Est-il donc souvent encombré et c’est à cause de cela que ça coince ? Passons-nous à côté de quelque chose ? On commence même à penser entre nous à une légère intolérance au lait de vache … et nous avons du coup hâte de commencer la diversification, normalement dans un peu plus de deux semaines après la visite des quatre mois chez son pédiatre …

Voilà, j’avoue tristement que je redoute chaque biberon, en me demandant s’il va le prendre tranquillement ou pas. Du coup, même un biberon qui se passe bien va me stresser car jusqu’au bout je vais retenir ma respiration pour voir jusqu’où il va aller … C’est un cercle vicieux, car il est évident que de me sentir stressée ne doit pas du tout l’aider. Après un biberon fort difficile, j’en viens même à regretter d’avoir pris un congé parental, car j’ai l’impression de ne pas profiter « assez » … 😦

Ça me fait vraiment mal au cœur de me mettre dans des états pareils, car il est si adorable en dehors de ça ! Des sourires et des éclats de rire tout le temps, de belles siestes déjà bien calées dans la journée, et des nuits presque-parfaites depuis une semaine (quelques ratés avec un réveil vers 4h parfois) …

Si vous avez d’autres pistes, je suis preneuse bien entendu …

Faire-part [Mode MILK]

Désolée pour le billet bien MILK aujourd’hui, mais Mme T m’a donné envie de vous parler du faire-part de J., pas vraiment pour sa beauté incroyable, mais juste parce que nous sommes passés par le site de l’Unicef pour le faire (comme pour celui d’H. à l’époque).

Je ne me souviens même plus comment j’avais su que l’Unicef proposait un service de faire-part, mais j’avais découvert cela peu avant la naissance d’H. et nous avions trouvé l’idée très bonne.

Comme indiqué sur le site ici, pour une commande de faire-parts, l’Unicef se voit reverser l’équivalent de doses de vaccin contre la rougeole, de moustiquaires anti-paludisme, d’aliments thérapeutiques ou de matériel scolaire … Bon, en espérant que ce soit bien vrai bien sûr, il n’est jamais facile de savoir où vont nos dons dans ce type d’organisation …

Bref, je ne vous cache pas que ce sont du coup des faire-parts plutôt chers, et il n’y a pas mille modèles différents, mais il nous semble que c’est pas trop mal, voici celui de J. (où j’ai artistiquement camouflé les informations personnelles) :

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Recto

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Verso

Ils proposent également des cartes de remerciements, et les enveloppes sont fournies. Néanmoins, cette fois-ci, pour les remerciements, nous avons opté pour une photo  d’H. tenant J., imprimée au format polaroid (site photob*x), avec « Merci ! » écrit sur la partie blanche, et permettant d’écrire un petit mot personnalisé derrière.

Voilà, une petite info (absolument non sponsorisée bien sûr) qui peut toujours vous être utile …

Cup ou pas cup ?

Après la question de la contraception, je me pose aussi la question très à la mode en ce moment : je passe à la cup ou pas ?

Jusqu’à présent, et depuis quasiment mes premières années de règles, j’étais de la team « tampons ». En effet, je porte le plus souvent des strings (ah vous êtes contentes de le savoir, n’est-ce-pas ? 😉 ), donc forcément c’est plus adapté. Cela permet aussi de se baigner pendant la période critique, ce qui peut être pratique.

Bon, depuis que j’ai retrouvé des vrais cycles après la naissance d’H., et comme je n’ai pas repris la pilule, j’ai des règles plutôt abondantes, et je dois les deux premiers jours doubler avec une serviette (ouais vous avez vraiment pas perdu votre lundi en venant sur mon blog aujourd’hui). Je ne sais pas encore vraiment comment tout cela va se comporter après cette grossesse-ci, mais partons du postulat que ce sera pareil, y a pas de raison (oui ok y avait pas de raison non plus d’être en anovulation complète pendant plus d’un an et demi à l’arrêt de la pilule – bref).

Et donc voilà, depuis quelques temps, ces chers tampons sont très décriés pour différentes raisons (santé et écologie), et la gent féminine se tourne vers la cup, ou coupe menstruelle en français (aïe, on va continuer à utiliser le terme « cup » si vous le voulez bien).

On en a déjà beaucoup parlé sur la blogo, et dans mon entourage je connais quelques personnes qui s’y sont mises. Mais je suis quand même curieuse de recevoir vos témoignages ici pour celles qui ont tenté. Une question notamment : ce n’est pas incompatible avec le stérilet au cuivre ?

J’ai l’impression de n’en entendre que du bien, il suffit de se lancer, quoi …

Alors, cup ou pas cup ?*

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* : je suis quasiment sure qu’au moins une autre copinaute a utilisé le même titre de billet pour ce sujet, désolée de copier mais c’était trop facile ! 😉

Game over

Voilà, mes amis dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises, qui étaient en parcours PMA, divorcent … Mon rêve d’il y a quelques semaines n’était malheureusement pas prémonitoire du tout, bien au contraire …

Treize ans de relation, une grande maison avec beaucoup de chambres et un beau jardin achetée ensemble, une jolie chienne, un mariage en 2014, et l’envie contrariée de devenir parents depuis l’été 2011 …

Une prise en charge tardive, surement à cause d’une sorte de déni, un diagnostic en quatre lettres sans appel pour lui, une première FIV ICSI au printemps 2015 qui a donné cinq blastos et qui a conduit à quatre transferts sans aucune accroche …

Depuis le début de l’année, il agissait un peu bizarrement, il a d’abord annulé le rendez-vous de début de la FIV2, puis leur voyage de noces, et ils sont partis chacun en vacances de leur côté … Il s’est ensuite mis à sortir souvent avec des collègues, et à rentrer à pas d’heures … Une sorte de crise de la quarantaine un peu en avance … De moins en moins de marques d’attention au quotidien, un éloignement irrémédiable. Ils ont mis les choses à plat la semaine dernière, sur son impulsion à elle, mais sa décision était déjà prise visiblement … 😦

Alors, histoire banale d’un amour qui se termine ?

Ou impact, même inconscient, de l’infertilité sur ce couple ?

Je pense en tout cas que s’ils avaient eu un enfant « facilement », en quelques mois après le début de leurs essais, ils seraient encore ensemble à l’heure actuelle. Ils en auraient peut-être même eu un deuxième (comme la majorité d’entre nous dans notre bande), ils auraient fait les travaux de rénovation de leur maison qu’ils repoussent depuis des années, et ils seraient pris dans le quotidien effréné des parents …

Certains de nos amis pensent qu’il fait ça pour elle, pour qu’elle puisse avoir des enfants facilement avec un autre … Mais, elle se retrouve célibataire à 33 ans, il me semble que rien de facile ne l’attend de ce côté-là … Et surtout, c’est certainement avec lui qu’elle voulait faire des enfants, whatever it takes…

Et lui, que va-t-il faire quand il rencontrera quelqu’un qui lui plaît ? Lors d’un des premiers rendez-vous, il balancera entre le plat et le dessert « ah au fait je suis OATS, si tu veux des enfants avec moi, faudra que tu t’injectes des hormones tous les soirs pendant des semaines sans aucune garantie de résultat » ? 😦

Bien sûr, ils se seraient peut-être séparés dans quelques années – comme dit souvent mon Mari, il faut bien qu’il y ait des divorces dans notre entourage, vues les statistiques …

Mais là, je ne peux m’empêcher de penser que l’infertilité a éloigné ces deux personnes … L’injustice, comme toujours, me donne envie d’hurler, et je suis triste et inquiète pour mes deux amis … 😦