1 couple sur 6 ?

Selon une statistique bien connue, il paraît qu’un couple sur six rencontre des difficultés pour avoir un enfant, et est donc considéré comme « infertile » … Franchement, j’ai l’impression que c’est bien plus que ça … malheureusement !

Lorsque j’essaie d’être objective, moins aigrie et compatissante, même, et que je pense plus loin que nos couples d’amis qui ont eu leurs enfants facilement, en quelques mois, je réalise que nous sommes quand même plusieurs dans mon entourage proche à être confrontés à des soucis d’infertilité, primaire ou secondaire.

Des amis très proches viennent de subir l’échec de leur première FIV, après déjà quatre ans d’attente, et ont trois espoirs congelés … Je vous en parlais dans mon billet sur mon obsession du deuxième enfant chez les autres, un couple d’amis a renoncé à la PMA pour essayer d’avoir un deuxième enfant, et un autre avait du passer par la FIV pour y arriver …

Mais, plus frappant encore, nous étions une bande de quatre filles dans ma promo d’école d’ingénieurs, quasiment masculine sinon, et nous sommes toutes confrontées à ce problème ! 4 sur 4 ! Sérieusement, c’est un drôle de hasard, non ? Peut-être y avait-il un truc toxique dans notre amphi ? 😦

Je suis ravie pour la première d’entre nous, qui est l’heureuse maman d’un petit bonhomme de 2 ans 1/2 après trois FIV, et qui a l’immense bonheur d’attendre son deuxième enfant pour la fin de l’année, après deux FIV à nouveau. Je sais que je m’en sors vraiment très bien avec notre petit H. et notre « petit » parcours PMA, mais je suis très inquiète pour mes deux autres amies (qui sont jumelles mais ont a priori des problèmes différents), qui pour l’instant n’avancent pas dans leur parcours respectif …

Ma nouvelle gynéco a pour la première fois mentionné qu’il y avait une sorte d’étude visant à établir un facteur environnemental pour le nombre super élevé d’OPK de nos jours … Le corps médical commencerait donc à investiguer les causes de cette infertilité ? Car c’est vrai que la PMA nous permet, dans le meilleur des cas, d’avoir des enfants, mais pas de « soigner » ce qui coinçait à la base …

Bien sûr, il y a toujours l’explication logique qui ressort, sur le fait que nous essayons plus tard qu’avant d’avoir des enfants … mais cela n’explique pas tout ! Il y a de nombreuses PMettes très jeunes … Loin de me rassurer, en me disant que nous ne sommes pas seuls, tous ces cas autour de moi m’inquiètent et m’attristent évidemment …

Que pensez-vous de cette statistique ? Avez-vous la même impression que moi ?

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30 réflexions sur “1 couple sur 6 ?

  1. Même si je te rejoins tout à fait sur le nombre de cas que l’on peut rencontrer autour de nous, je n’ai quand même pas l’impression que dans mon entourage (plus ou moins proche), 17% sont atteints d’infertilité… Donc 2 possibilités : soit beaucoup de gens n’en parlent pas (et ont eu un parcours PMA éclair vu l’âge de leurs enfants et la proximité des grossesses), soit je suis entourée de gens trop fertiles…
    Mais sincèrement le chiffre de 1 sur 6 est très très alertant !

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  2. Il y a l’environnement, à n’en pas douter, mais aussi, et ça n’engage que moi, nos modes de vie qui influent forcément un minimum… Aujourd’hui, la majorité des femmes sont actives et je ne peux m’empêcher de constater que beaucoup (pas toutes!) de femmes infertiles sont des femmes actives, qui parfois ont des responsabilités et bossent dans des domaines chronophages et énergivores (le droit, la médecine, le social, l’éducation…). Bref, il serait temps de se poser des questions en effet !!!

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    1. Oui tu as raison pour le fait que pour la plupart les femmes infertiles sont des femmes très actives … Mais du coup, tu ne trouves pas que ça revient à dire que « c’est dans la tête » ? Genre quelque chose qui bloque dans la tête car on considère qu’on a pas l’espace / le temps dans nos vies pour accueillir un enfant ? Ah, c’est sûr qu’il y a matière à réflexion …

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      1. Non, c’est juste que je pense que le rythme de vie qu’on a aujourd’hui, tout comme l’environnement, peut influer sur le physique. Et je parle bien de l’aspect physique… Enfin, qui sait? Pour le moment, rien n’est prouver, mais je trouve qu’il y a matière, en tout cas, à investiguer aussi de ce côté-là.

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  3. D’une façon générale, les femmes « s’y mettent plus tard » déjà parce qu’on va à l’école, et qu’on fait des études plus longues aussi, on trouve un chéri plus tard (en général hein!), on s’installe plus tard, on attend d’être installés et stables financièrement alors d’office ça pèse dans la balance. Pour ma part, pas énormément de connaissances en PMA, 2 ou 3 couples et pas très proches… Mais en ce qui me concerne, je ne pense pas que mon âge puisse changer grand-chose à ma situation puisque je me suis fait diagnostiquer OPK à mes 18 ans (même si ça ne m’a pas été clairement expliqué – je le regrette très fort).

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    1. C’est évident qu’en général les gens décident plus tard qu’avant d’avoir des enfants … mais dans bien des cas, l’âge n’y est pour rien, notamment pour les OPK en effet (qui s’arrangent même a priori avec le temps) …
      Je suis navrée qu’on ne t’aie pas clairement expliqué tes OPK dès le diagnostic … C’est arrivé à l’amie dont je parle qui a eu ses deux enfants par FIV, elle a retrouvé des vieux compte-rendus d’échographie de son adolescence où il y avait écrit « OPK » mais personne à l’époque ne lui avait dit ce que cela impliquait … 😦

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      1. Oui, c’est très triste! Car même sans déjà annoncer la couleur pour une éventuelle future envie d’enfant, les médecins pourraient déjà évoquer les symptômes, ce qui, je pense, rassurerait les patientes et leur expliquer pourquoi les règles sont irrégulières au lieu de se contenter de les mettre sous pilule (ou tout autre contraceptif) et de leur taxer 80 boules pour leur rdv! Il est grand temps que les mentalités changent à ce sujet…

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  4. Mister Chocolate a un frere (et 4 soeurs), son frere a le meme souci que lui (OATS) alors que son pere etait hyper fertile (ben ouais, 7 enfants le monsieur quand meme)… je suis convaincue des le depart que y’a un souci environementale, qui fait qu’on a banni tous les perturbateurs endocriniens, et le spermo s’est pas mal ameliore en 1 an…
    sinon, chez moi (en Angleterre), les stats, c’est 85% des couples concoivent un bebe dans la premiere annee d’essai, et les stats montent a 92% en 2 ans, donc ils ne diagnostiquent pas l’infertilite au bout de la premiere annee… parce que meme des OATS (nous) et des OPK arrivent a tomber enceintes naturellement…

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    1. C’est vrai que du côté des messieurs, il semble qu’il y ait peu de doute sur la cause environnementale … Bravo à vous d’avoir joué le jeu pour améliorer le spermo !
      J’aurais du mal à rester objective pour commenter la dernière partie de ton commentaire, vu que j’ai consulté après seulement deux mois lorsque mes règles ne sont pas réapparues à l’arrêt de la pilule en janvier 2012, ce que je ne regrette absolument pas, et franchement à l’époque, je pense que j’aurais eu du mal à tomber enceinte sans stimulation : anovulation complète jusqu’à la première stim en octobre 2012, et le cycle où ça a marché pour H., c’était après une pause de trois mois, et c’était le calme plat également au niveau de mes ovaires …
      Et les amis dont je parle dans ce billet qui en sont à leur première FIV seulement après 4 ans d’attente, ils auraient eu moult occasions que ça marche naturellement depuis avec son OATS sévère ! Mais bon, même en France tu sais, le délai de prise en charge dépend du médecin sur lequel tu tombes … 😦

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  5. Autour de moi je n’ai pas l impression d’avoir des couples infertiles. Au maximum j ai du 4 mois d’essai . 2 copines OPK mais qui sont tombées enceintes par « accident » . Autant dire qu avec notre temps d attente (relatif par rapport à d autres parcours ) on passait vraiment pour des cas auprès des copains. Ca â ete d autant plus dur pour moi car j avais vraiment l impression d etre la seule a galèrer , etre la seule à être atteinte d endometriose (pourtant on parle de 15% de femmes).
    Je pense que l environnement ne joue pas en faveur de la fertilité …

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  6. J’ai souvent cette impression aussi, lorsque nous sommes partis à l’étranger, les 1ers amis que nous nous sommes faits étaient concernés : un couple ayant adopté après échec de 6 FIV, un couple qui a depuis échoué à la 5ème FIV et nous… 3/3
    De retour en France on revoit des amis ici : enceinte par FIV. C’est de moins en moins un club select…
    Pour les OPK, pour moi l’âge n’est pas un argument, on est OPK ou pas, on ne le devient pas un jour par hasard… J’avais lu une étude qui mettait en avant la naissance prématurée, nos ovaires sont pas terminés donc après ils fonctionnement mal, dans mon cas ça peut expliquer et toi, tu es née avant terme ?

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    1. Ah oui, comme moi, tu as quand même quelques cas d’infertilité autour de toi …
      Pour les OPK, je ne sais pas vraiment pas, je crois que je suis née 2 semaines avant terme, ça ne compte pas comme prématuré a priori … Chez moi, ce qui est bizarre quand même, c’est qu’à l’adolescence, avant la prise de la pilule à 16 ans et quelques (premier amour), j’étais réglée comme du papier à musique …

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  7. Rapport à mon entourage non pas du tout. Je ne connais qu’une personne qui a des problèmes et elle n’a pas fait de PMA (adoption). Sinon, je ne connais personne d’infertile ! Ni dans ma famille, ni dans mes amies. J’ai toujours trouvé ça étonnant d’ailleurs.

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  8. Étrangement moi j’avais l’impression inverse, celle que cette statistique était vraiment haute…Je ne connais qu’une seule amie confrontée à la PMA…Après je sais que nous, nous en avons peu parlé, et vu notre jeune âge peu de gens se doute du parcours pour que nos petites crevettes soient là aujourd’hui…

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    1. Peut-être est-ce parce que vos amis, du même âge que vous, ne se sont pas encore lancés dans l’aventure bébé ? Je ne leur souhaite pas évidemment, mais peut-être que les problèmes vont apparaître plus tard ? 😦

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  9. Du côté de ma famille maternelle, 14 cousins/cousines sur 20 sont parents, et parmi eux 3 (peut être 4) ont eu un parcours PMA (j’en fait partie) –> on est dans les stats
    Côté amis je ne connais que 3 couples qui connaissent ou ont connu la PMA, mais j’imagine qu’il y en a d’autres. Ce qui nous place bien en dessous des stats mais tous nos copains ne sont pas encore parents et peut être que certains galèrent sans qu’on n’en sache rien.
    Bref, les soucis d’infertilité sont bien présents. Et ça fait flipper…

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    1. Bienvenue par ici ! En effet, je pense qu’avec ton entourage vous êtes plutôt bien dans la stat … Et ça fait flipper c’est sûr … Ondes de toutes sortes, téléphone portable, Wifi, mal-bouffe, seraient en cause …

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      1. À mon niveau je suspecterais plutôt le stress permanent et ce défaut de vouloir tout contrôler… pas de mal bouffe ici.
        Dans tous les cas j’imagine que ça représente un budget croissant pour la sécu et j’ose espérer que nos chercheurs se penchent aussi sur la question des causes (et pas que celles des solutions !)
        Bébé 1 grâce à la PMA et tentative de bébé 2 en cours, ça nous fait un point commun…
        Bises

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      2. Ah oui je parlais en général, je ne voulais pas suggérer que tu mangeais mal. 😉
        Donc à ton avis le stress et le besoin de contrôle influerait sur la fertilité ? Remarque, ça me décrit assez bien aussi …
        Et nous avons en effet le même « profil » … Bon courage à vous !

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  10. Non non ne t’inquiète pas 😉
    Pour le stress, je ne parle que de mon cas je ne veux pas faire de généralité.
    Moi j’étais réglée comme une horloge avant de prendre la pilule et 10 ans après, plus rien… aménorrhée secondaire d’origine hypothalamique. L’hypophyse c’est le cerveau, donc je me dis que ma tête y est pour quelque chose 😉
    Et 6 mois 1/2 après mon accouchement : retour de couches. Inespéré. Encore mon cerveau ?
    On est donc en essais « naturels » depuis plusieurs mois et toujours rien… Alors je psychotte à fond. Et je me dis que c’est un cercle vicieux…
    Bref. Pas simple hein quand on est un peu contrôle freak…!

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  11. Oui pour bébé 1 j’ai porté la pompe Lutrelef pendant 4 cycles. Le 4ème a été le bon…
    Et là miracle, j’ai à nouveau des cycles réguliers. Enfin à peu près. 34 à 37 jours.
    Pour autant on n’arrive pas à mettre en route bébé 2 donc je retourne en PMA le mois prochain. La loose…

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