Un peu plus qu’hier et bien moins que demain …

Evidemment que je l’ai aimé dès la première seconde où je l’ai entendu crier, lorsqu’ils l’ont sorti de mon ventre, et pendant ce furtif instant où je l’ai aperçu, avant qu’il ne rejoigne son Papa et que je puisse sortir du bloc, je me souviens avoir ressenti physiquement, dans tout mon être, un immense soulagement (bon ok c’était peut-être l’effet de l’anesthésie et de l’adrénaline qui chutait après la panique), comme si tout était enfin à sa juste place … Les médecins au bloc puis les infirmières en salle de réveil s’occupaient de moi, mais je ne pensais déjà plus qu’à lui, sans même être impatiente de le retrouver ou triste de cette naissance « bâclée », car je savais qu’il était là et qu’il allait bien, et que nous avions une vie entière pour apprendre à nous connaître …

Bien sûr, je l’aimais déjà tellement depuis ce test de grossesse positif, fait sur une impulsion de mon Mari, ce lundi 23 septembre 2013 à 22h (la veille de la prise de sang prescrite par la clinique PMA), dans notre ancien appartement parisien adoré, amour qui était allé en grandissant après chaque prise de sang et écho rassurantes, et grâce à mon ventre qui s’arrondissait, et surtout avec l’arrivée des premiers coups de pied …

Mais je ne pensais pas que l’on pouvait aimer autant, et pourtant plus H. grandit, plus mon amour pour lui grandit aussi …

Je m’imaginais adorer les bébés, depuis toute jeune (la frustration de la fille unique ?), mais en fait j’avoue ne pas avoir adoré les 2-3 premiers mois de H., je l’aimais à la folie bien sûr, mais je n’étais pas fusionnelle avec lui (l’allaitement n’a pas marché aussi donc bon), à le vouloir tout le temps dans mes bras, non j’aimais bien le mettre dans son transat, et lui parler tout en vaquant dans la maison … Ça ne me dérangeait pas dès le début de le laisser quelques heures avec son Papa ou avec nos parents, pour aller à un rendez-vous médical ou faire des courses tranquillement.

Par contre, cela n’a plus rien à voir à présent, plus les interactions augmentent plus j’apprécie mon rôle de maman (et il me manque atrocement chaque fois que nous sommes séparés). Les premiers sourires, les premiers babillages, puis les premiers mots et enfin les premiers pas, quel bonheur ! Il comprend tout ce qu’on lui dit maintenant, et effectue à sa façon tous nos gestes du quotidien en nous imitant, c’est trop touchant. J’ai l’impression d’avoir un complice en fait, quelqu’un avec qui partager mille petites choses, et je sais bien que ça ne va que s’accroître avec le temps. Clairement, on ne fait pas un bébé seulement pour être enceinte ni pour qu’il reste bébé, mais pour tout ce qui vient plus tard (ce qui fait que je garde toujours dans un coin de ma tête l’idée de l’adoption – mais j’en reparlerai).

Ce sentiment participe aussi au questionnement « deuxième bébé », car forcément il faudra repasser par les premiers mois, si particuliers, si fatigants – ne nous leurrons pas, et peu gratifiants donc à mon goût … En ayant en plus à gérer l’aîné et sa jalousie assurée

Mais lorsque je les imagine jouer ensemble un jour, ou même lorsque j’imagine le bébé suivre partout du regard son grand frère, mon cœur fond et je sais au fond de moi qu’il y aura assez d’amour pour tout le monde, et qu’on les aimera chaque jour un peu plus qu’hier et bien moins que demain …

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